– Attends, attends, attends ! s’écria Célestine, tendant son verre vers Charles. Mais comment vous faites ?
En face, Charles lui sourit gentiment et abaissa le verre pour voir les yeux de son amie. Complétement pompette, elle avait du mal à garder les yeux fixes.
– Et bien… nous sommes patient. Nous attendons, tout simplement.
– Nous n’avons pas le choix, rajouta Mélusine, la compagne de Charles. C’est comme ça.
– Mais, mais… hoqueta Célestine.
Elle tapa sur la table avant de boire un coup. Juste à côté d’elle, Jean lui retira son verre et passa un bras au-dessus de ses épaules. Il l’attira vers lui et lui déposa un baiser sur le front.
– Chérie… Arrêtes d’embêter nos amis avec tes questions indiscrètes !
– Nan, mais c’est vrai ! Avoue-le ! s’écria Célestine. Ce n’est pas possible de rester comme ça, sans rien faire.
Devant la spontanéité de l’invitée, tout le monde sourit et rigola. Sur la table, il ne restait rien dans les assiettes. Après une entrée et le plat, les esprits s’animaient et l’alcool aidant, s’échauffaient.
– Par exemple, tiens ! continua Célestine. Quand j’ai mes règles. Ba, là, le gros nigaud qui me sert de compagnon, il est impossible. IMPOSSIBLE. Il lui faut tout, tout de suite sinon, il pique une colère et il n’est pas bien ! Et bon, je suis aussi pareil.
– Nos amis n’ont pas besoin d’avoir les détails de notre vie sexuelle, sourit Jean, légèrement gêné.
– Et bien, si ! Pour qu’ils comprennent que ce n’est pas possible. Et vous combien de temps ?
– Quatre mois et dix jours, déclara Charles sans un temps d’arrêt.
Mélusine s’écarta de la table et le regarda à distance avec amusement.
– Tu comptes, toi ? ricana-t-elle.
– ça aide à passer le temps, ironisa Charles. Ça ne battra pas mon abstinence plus jeune… enfin, j’espère.
Sa compagne ouvrit la bouche pour répondre quand le talkie-walkie s’écria. De l’autre côté du salon, derrière la porte, le même cri. Celui d’un bébé qui pleurait.
– C’est à mon tour, soupira Charles.
Il prit son verre et but une gorgée avant de se lever de table, en le déposant.
– Souhaitez moi bonne chance ! sourit-il.
Sa femme lui prit la main et la serra. Il lui déposa un baiser avant de prendre le chemin de la chambre. Il ouvrit la porte et les cris s’intensifièrent avant de décroitre progressivement pour se taire.
Pendant toute la durée des cris, Mélusine avait les yeux tournés vers son bébé. Puis, elle revint à table et pouffa lourdement.
– Désolé, elle ne fait pas encore ces nuits, murmura-t-elle. Pas facile, tous les jours. On aurait bien besoin de se retrouver seul à seul mais bon… Après le taf, il faut s’occuper de la petite et dans le lit, on n’a qu’une envie : dormir. On se dit à chaque fois qu’on fera ça le week-end… et puis, rien. On subit… c’est dur des fois.
Un silence s’installa entre les trois convives. Jean tourna la tête vers Célestine qui acquiesçait. Elle ouvrit la bouche et il lui prit la main. Elle se tut et il intervint pour ne pas la laisser empirer les choses.
– Ah… je suis vraiment désolé. Si nous pouvons…
– Et une pipe ? De temps en temps, ça passe ! Hop, hop, entre deux couches. Tu lui vides les couilles et on en parle plus !
– Célest’ ! Tu abuses là !
Mélusine éclata de rire et but son verre en regardant ce couple sans enfant se chamailler.
– Avec elle, j’ai l’habitude, avoua-t-elle. On se dit tout… ou presque ! Mais bon, j’avoue, une bonne levrette, un p’tit claquage de fesses et hop.
– Tu vois… hein ! Tu vois ! sourit Célestine.
– Oui, bon, après, j’ai toujours des saignement et bon…
– D’où la pipe ! CQFD !
Jean secoua de la tête, dépité de sa compagne qui ne comprenait rien à rien. Puis, il sourit face au feu qui l’animait en permanence. C’était elle et il n’en ferait rien. Et la conversation attisait sa curiosité. Lui qui voyait Mélusine comme une maman, l’entendre comme une femme lui donnait du charme… comme durant sa grossesse ou même avant.
Voyeur par les commérages, c’était tout ce qu’il aimait. L’atmosphère se chargeait d’une tension sexuelle et la fin de soirée allait être plus électrique avec sa moitié.
Mélusine écarta son verre et se pencha sur la table. Elle regarda vers la porte puis, revint à ses invités. Jean et Célestine en firent de même et se courbèrent.
– J’ai tenté le coup à plusieurs reprises, dit-elle plus bas. Comme une morte de faim, je lui ai descendu le froc. Il bandait mais il s’est retenu. Ce n’est pas fair-play d’après lui… pour moi qui ne peux rien avoir.
– Un grand prince, ajouta Jean.
– Hum… j’aimerai lui faire du bien. Pour qu’au moins un des deux, soit bien.
– Attache le. Ne lui laisse pas le choix. Il t’en remerciera. Regarde Jean ! Je dois le tenir en laisse, tous les jours. Il veut ma bouche à tout bout de champs !
– Mais oh ! Ce n’est pas vrai.
– La chance de se sentir désirée… souffla Mélusine.
Un grand froid tomba entre tous et Mélusine se releva. L’air navré, Célestine se releva et ajouta.
– Tu crois que Charles ne te désire plus ?
– Si, si… enfin, je crois. Pas facile avec la petite de savoir.
– Arrête ! ça se voit ! s’emporta Jean. Charles a très envie de toi ! Tu es une belle femme, jeune et désirable qui a donné naissance à un magnifique bébé. Il te respecte juste et ne veut pas profiter de toi, c’est tout.
Les deux amies se regardèrent, la commissure des lèvres se levant petit à petit. Puis, elles éclatèrent de rire en même.
– Mais genre ! Arrête, mon cœur, rigola Célestine en lui prenant sa main. Un homme est un homme. Respect ou pas, quand tu es au lit, tu fais comme tu veux et il n’y a pas de profit ou autre. Tu te vides comme un gros porc, c’est tout.
Jean devint tout rouge et bégaya quelque chose avant de regarder son assiette. Il ne pouvait pas le nier : au lit, c’était un autre homme qui n’écoutait que son instinct de survie. Et Charles devait être le même.
– Toi, vu comment tu parles, tu as tes règles ? demanda Mélusine avec un large sourire.
– Absolument ! En chien et avec un aphte qui me tire la bouche. J’aimerai bien le soulager mais pour l’instant… c’est sens interdit. Monsieur est à cran, oui !
– C’est plus toi ! ricana Jean. Et n’hésite pas à rajouter des détails de notre vie sexuelle par la même occasion.
– En même temps, ça fait dix minutes que nous parlons de notre abstinence… ajouta Mélusine.
– Donc, tais-toi, sourit Célestine en lui caressant la cuisse de son amoureux.
Jean passa sa main sur sa bouche et mima la fermeture. Puis, il jeta la clé imaginaire bien loin.
– Ah, on va être enfin en paix ! ironisa sa compagne.
Et les deux femmes rigolèrent pendant que Charles passait le pas de la porte, sur la pointe des pieds. L’oreille tendu, le bruit n’avait pas réveillé sa fille et il revint avec le talki walkie.
– ça se marre bien, dit Charles, en déposant l’écobébé sur la table et en s’installant à sa place.
– Oui ! Et pour ton info, nous ne sommes pas que tous les deux à cran, niveau sexe, expliqua Mélusine en caressant le cuir chevelu de son amoureux. Cécé a ses règles.
– Bienvenue au club, mec, soupira Charles. Après dans une semaine, ça va chauffer…
– Oh que oui ! Hâte de la bonne le levrette avec tirage de cheveux… une petite claque et hop, septième ciel, décrivit Célestine, rêveuse.
– Chaton… souffla Jean. Tu le fais exprès ? Ils ne peuvent pas baiser…
Et d’un coup d’un seul, toute la tablée se mit à rire. Le téléphone grésilla et tout le monde se tut. Puis, rien.
– Ouf… bon et une sodo alors ?
– Chérie, tu le fais exprès ou quoi ? intervint Jean.
– Ba quoi ? ça se fait ! Ce n’est pas parce que je n’aime pas que les autres femmes non plus.
– Laisse tomber ! sourit Charles. Au point où on en est… Pour ta gouverne, je n’aime pas ça.
– Quoi ? C’est la première fois que j’entends qu’un homme ne veut pas choper le cul de sa gonzesse.
– Il faut un commencement à tout ! ricana-t-il.
– Et tu aimes au moins Mél ?
Elle avait baissé les yeux et ses joues avaient pris une teinte rouge.
– Je ne suis pas contre de temps en temps. Ça fait du bien d’être remplit par ce trou… surtout quand ça fait longtemps
– Et bien voilà ! Charles ! Magne toi à aimer le fion et bourre lui le cul !
– Chaton ! pouffa Jean.
La tablée se mit à rire et l’atmosphère se détendit. Puis, le téléphone cracha les pleurs du bébé. D’un coup, tout le monde se tut et baissa la tête.
– Ah merde ! Désolé, murmura Jean.
– Arrête ! On a l’habitude, dit Mélusine, en lui prenant la main. C’est mon tour !
La jeune maman se leva sous le regard des trois autres. Doucement, elle quitta le salon et referma la porte.
Mue par la honte, Jean commença à débarrasser la table et déposa sur le plan de travail toute la vaisselle. Pendant ce temps-là, Célestine était déchainée. Animée par son rôle de super héroine, elle essayait par tous les moyens d’inciter Charles à accepter de se faire sucer ou de tenter une sodomie.
Après son deuxième retour, Jean avait du mal à cacher son sourire. Quand Célestine avait un coup dans le nez, elle n’était plus la personne conciliante. Finis les barrières, elle voulait attirer l’autre vers son point de vue, quitte à être un peu trop envahissante.
– Tu n’es pas croyable, Charles ! souffla-t-elle. Même mon homme ne serait pas contre.
– De se faire sucer ? D’enculer ?
– Il ne le montre pas, mais il est à cran là. Je suis sûr qu’il bande.
Derrière le bar, Jean gloussa et rougit. Loin de bander, l’idée même de se faire pourlécher la verge par son épouse l’excitait. Et de planter sa bite dans le trou du cul d’une femme encore plus.
– Je vais prêter ma femme alors ! ironisa Charles.
– Chérie, ça suffit, maintenant ! sourit Jean, encore plus gêné.
– Si on ne peut plus rigoler aussi…
Elle pouffa et croisa les bras, faisant la tête.
– Charles, où se trouve les toilettes, s’il te plait ?
– De ce côté, la porte juste en face de notre chambre ! C’est la salle de bain avec les toilettes.
– Super, merci. Et toi, tu te tiens, dit-il en déposant un baiser à sa femme.
– Si je veux…
Avec la discussion, Jean s’était retenu et sa vessie était sur le point d’imploser. Il prit le chemin des parents et entra dans la partie nuit de l’appartement. A peine entrée, il entendit Mélusine chantonnée une berceuse. A pas de loup, il s’approcha et regarda à l’intérieur.
Assise dans un grand fauteuil, la jeune maman tenait sa fille dans les bras qui tétait le sein. Un instant, Jean fut scotché par ce simple acte maternelle, d’une mère nourrissant son enfant. Le gros mamelon bien foncé était englouti par la voraçonne. Un instant, le bébé recracha laissant voir un téton des plus tendues. Mue par une réminiscence de son passé, Jean le voulait aussi en bouche et le mordiller.
– Alors, ma petite coquine, on n’a plus faim ? marmonna Mélusine.
Elle agita son lourd sein gorgé de lait et leva la tête. Elle vit Jean qui l’observait et ne dit rien. Elle lui sourit, lui fit un clin d’œil et baissa la tête.
– Au dodo alors ! dit-elle en baisant son front.
Elle se leva de son fauteuil, son sein toujours à l’air et porta sa fille jusqu’à son lit. Elle la déposa, se penchant bien bas. Son derrière se bomba dans son jean près à l’implosion. Dans la position, elle regarda en arrière et vit son voyeur.
– Il y a un autre coquin aussi, souffla-t-elle en dodelinant son cul.
Un instant, Jean fut pris d’une envie de la rejoindre et de remplir ce fondement bien trop longtemps vide. Un pied en avant, il s’approcha quand Mélusine commença à chanter. Il revint à la réalité et se retourna.
Honteux, il entra dans la salle de bain, le souffle court. Un instant, il s’était vu avec elle, la téter et ensuite, l’enculer. Il alla au lavabo et fit couler de l’eau froide. Il s’en aspergea sur le visage avant de recommencer une seconde fois. Puis, il se regarda dans le miroir et vit ces yeux qui l’épiait. Oui, c’était bien lui, cet homme qui voulait cette jeune maman.
– Tu es vraiment grave ! sourit-il à son reflet.
Sa vessie le ramena à l’ordre et il se soulagea au moins ce trop plein. Complétement vidé, il resta quelques secondes, droit la bite à la main devant les WC. Juste un coup de poignet, rapide et efficace, et il pourrait vider le fond de ses couilles. Il ricana face à son obsession du sexe. Encore quelques minutes, et il se retrouverait seul à seul avec lui-même, chez lui et un écran qui lui cracherait toutes les insanités qu’il souhaitait vraiment voir. Seul avec sa perversion.
Il chercha le papier toilette pour s’essuyer le bout du gland. Ne le trouvant pas, il se retourna et il la vit. Mélusine se tenait devant lui. Rapide, elle s’approcha de lui et se mit à genoux, à ses pieds.
Toujours la main sur le sexe, elle l’enleva et sa main chaude le saisit. Comme un poisson hors de l’eau, Jean ouvrit la bouche à plusieurs reprises mais aucun son n’en sortait.
Décalottant son prépuce, la goutte de pisse tomba par terre, entre ses cuisses. Elle persifla et prit son large T-shirt pour essuyer la pulpe bien juteuse encore huileuse de pisse. Elle cracha dessus et redonna un coup de tissu. Puis, elle l’observa de tous les côtés et donna un premier coup de langue. Puis, un second. Un coup d’électricité lui parcouru l’échine et Jean maugréa.
Du bout des lèvres, elle attrapa la muqueuse et l’aspira, la langue dorlotant le pourtour du gland. Endormie, la verge prenait peu à peu vie. Mélusine branla le membre délicatement, donnant des coups de cou de plus en plus rapide. La chaleur de la bouche de la maman, réconforta les pensées perverses de Jean.
Malgré les bruits de succion, aucun bruit ne sortait ni l’un de l’autre. Comme si ce simple échange buccal, n’était qu’une simple formalité. C’était bien trop tard pour Jean de se défaire de cette entrave bien trop accueillante. Coupable, il se sentait maintenant victime. Il n’avait rien cherché. Tout était venu à lui. Il subissait tout en profitant de se faire détendre sa crampe.
Bavante et envieuse, Mélusine faisait des merveilles avec le chibre. En moins de deux, la bite était au garde à vous, prête à mener la bataille sur tous les fronts. Ne connaissant pas les pensées de la demoiselle, Jean se laissa aller à la pratique de celle-ci, fermant les yeux. Profitant tout simplement.
Une minute plus tard, elle se retira un instant, branlant vigoureusement le membre, tapotant par moment sa joue. Sorti de sa rêverie, Jean contempla cette femme priant sur sa bite, le pantalon défait, la main entre la fente de sa chatte. Elle leva les yeux et s’accrocha au sien. Elle recommença plus vigoureusement de l’autre côté, la pupille scintillante de coquinerie. Elle se biffla la langue avant de surélever et de s’enfoncer jusqu’au fond de la gorge sur sa tige.
Le clapotis de la vulve mêlé au bruit de déglutitions de sa bite tapant sur la glotte l’excitait. La tignasse rousse pilonnait son dard et en un instant, il réalisa. C’était une autre femme que Célestine qui lui gourmandisait la pine. Et il voulait finir salement.
Il lui attrapa sa chevelure ocre et ne réfléchit plus. Il baisa cette bouche comme si c’était un simple trou à foutre. Il tapa dedans sans prêter attention à autres choses que son bien-être. Les bruits de gorges à faire gicler un puceau s’intensifièrent.
– ça vient, ça vient, ça vient… répéta Jean.
Comme un barrage qui cédait, Jean étouffa un râle tout en lâchant un raz de marée de foutre poisseux dans la bouche de son amie. Il continua pendant de longues secondes avant de lâcher son étreinte. Il retira sa queue doucement. Mélusine retint d’une main le sperme dans sa bouche, et s’appuya au sol avec l’autre, salivante de mouille. Elle déglutit deux fois, avant de relever le visage, les larmes aux yeux, le sourire chatoyant. Elle ouvrit la bouche et tira la langue. Rien qu’un orifice sans rien dedans.
Elle prit le chibre en main et le suça à nouveau pour sortir le reste. Satisfaite, elle se remit debout et alla face à la glace. Comme lui, quelques minutes plus tôt, elle s’aspergea le visage d’eau puis quitta la salle de bain sans autre cérémonie.
Légèrement affaissé, le souffle encore court, Jean n’arrivait pas à décoller de cette fellation impromptue. Difficilement, il rangea sa queue encore bandante dans son pantalon. Il éteignit la lumière avant de regagner le salon.
Il jura intérieurement. Célestine allait l’interroger sur sa longue absence et il devait se préparer. Devant la porte, il souffla trois fois avant d’entrée.
Dans le salon, Mélusine était installée à sa place, cajolant son homme. Avait-elle embrassé son homme ? Avait-il senti l’odeur de sa queue au fond de la bouche de sa femme ?
Il s’avança et s’installa à sa place. Célestine lui prit la main et lui donna un baiser sur la joue.
– Tout va bien mon amour ? demanda-t-elle. Tu es en nage.
– Un petit truc qui avait du mal à sortir…
– A toi aussi ? Charles me disait la même chose ! s’exclama Célestine.
– Peut être un truc qu’on a préparé… Excusez-nous, dit Mélusine.
– Non, non, il ne faut pas, sourit Jean. C’est sorti, et maintenant, ça va beaucoup mieux.
– Comme Charles aussi ! répéta Célestine. Des petites natures ces hommes, heureusement que nous sommes là.
– Tu abuses chaton !
– Toujours ! appuya Mélusine
Modérément, les convives rigolèrent.