Bien, rapide checklist :
– Costume : OK.
– Motivation : OK.
– Léger : Plus qu’OK.
– Bite propre : Au poil.
Dans le métro, c’était l’effervescence. 8h30, c’était la bousculade et chacun allait de son coup de coude pour avoir une place assise. Heureusement, j’étais au terminus et assis tranquillement, j’observais la populace partir au travail… comme moi.
Après plus d’une vie à ne rien faire, j’allais enfin travailler et gagner ma « croûte ». Une sorte d’exaltation et de peur m’envahit. Porter des bagages, ce n’était pas bien compliqué… mais l’erreur pouvait être facile. Dans le feu de l’action, il pouvait être facile de confondre des chambres, des clients ou que sais-je. Et que m’arriverait-il à ce moment-là ?
Et puis, l’autre versant du travail : le sexe. Madame Fournier. L’hôtel. Après réflexion, la directrice avait dû me trouver à son goût et elle m’avait joué un tour… Bien appréciable, certes. Cette histoire d’hôtel basée sur le sexe, c’était impossible qu’un concept de ce genre existait.
A la sortie du métro, c’était un nouveau Diddier qui allait travailler. Dans l’arrière court, au fond de la ruelle, une petite blonde fumait sa clope. Dans son uniforme bien lisse, elle me jeta un regard avec un grand sourire. Tout de bleu vêtu avec une collerette et un tablier blanc, son chemisier offrait une vue imprenable sur un petit décolleté. Elle me sourit, me reluquant de haut en bas. Elle appliqua un peu plus sa bouche à la cigarette et exhala une longue fumée.
– Nouveau ? me demanda-t-elle, se passant la langue sur sa lèvre inférieure.
Timide, j’opinais de la tête, sans dire un mot et elle m’ouvrit la porte. Juste derrière, un escalier étroit qui menait dans les entrailles de l’hôtel. Je descendis doucement.
– Bon courage, entendis-je derrière moi avant que la porte ne se referme.
Au même instant, mon téléphone vibra. En bas des escaliers, je pris un moment pour regarder. C’était Agathe.
A : Petite pensée du jour.
A ce message, une photo était jointe. Assise sur les toilettes, elle m’envoya un gros plan sur son clitoris bien gonflé. Juste en dessous, sa petite chatte avec une ficelle bien bleue. Elle m’allumait…
Je rangeais mon téléphone et longea le minuscule couloir dans ce sous-sol. Première porte à droite, les vestiaires femmes au vu du pictogrammes. Personne. Puis, une deuxième porte. Les toilettes femmes. Je continuais et tomba enfin sur les vestiaires hommes. A l’intérieur, un homme massif d’une cinquantaine d’année fixait son écran. Il leva les yeux et quand il me vit, son sourire s’élargit.
– Didier, je présume ? me demanda-t-il en tendant la main, l’autre qui m’attrapa l’épaule. Franck, le chef bagagiste.
– Enchanté, Franck. C’est bien ça, Diddier avec deux D, lui répondis-je en lui prenant la main.
Il me serra la main et faillit me déboiter l’épaule. Imposant, le costume du bagagiste en imposait. Tout de noir vêtu, il n’y avait que deux pièces : un pantalon et une veste avec des bouton en or. Au niveau du cœur, deux S d’un liserais fin dorée, s’emmêlaient l’un dans l’autre.
– Deux D ? C’est marrant ! Bienvenue à l’hôtel Sansex. Je vais être ton guide aujourd’hui ! Tu verras, ce n’est pas compliqué ! Il faut juste ne pas se perdre.
Dans son costume impeccable, la barbe bien rasée et la mâchoire bien carrée, il ne faisait vraiment pas son âge. J’entrais dans la minuscule pièce où il n’y avait pas de places pour être plus de deux.
– Tiens, dépose tes affaires là, en attendant ! Il faudra prendre un cadenas. Ton casier est juste en-dessous.
Je déposais mon sac et il ferma le casier. Puis, il quitta le vestiaire.
– Allons faire un tour et on s’arrêtera pour ton uniforme ! me dit-il en m’indiquant le chemin à suivre.
– Merci.
– Merci à toi ! ça va faire du bien du sang neuf dans l’équipe.
Comme un bon élève, je le suivis à travers le couloir.
– Ici, à droite, les toilettes hommes. Et là, juste derrière, en bas de ses petits escaliers, à gauche, le réfectoire, en face, le bureau de la patronne, Rachel. Et la porte, juste à côté, la compta et RH/secrétaire, murmura-t-il.
Il fit un signe de silence avec son doigt sur la bouche et il descendit le petit escalier pour aller au réfectoire. A l’intérieur, aucune fenêtre, une lumière blafarde éclairait cinq tables alignées de part et d’autre des murs. Au fond, une machine à café et une fontaine. Derrière, un mur avec une peinture jaune, blanche décrépis.
– Tu t’habitueras, rigola Franck, en voyant ma figure. Juste après ton costume, tu iras voir Anne pour ta clé pour le café. Tu as le droit à deux boissons par jour !
– Anne ?
– Ah oui ! La secrétaire. Elle peut paraître bougon de premier abords mais elle est très gentille !
« Gentille ». Le mot fit écho. Dans le jargon usuel, c’était une personne « moche » mais qui fait tout pour plaire.
– Ah oui, « gentille », accentuais-je.
Franck pouffa et fit marche arrière. Il me montra la porte juste à côté de celle où il y avait écrit « direction ».
– Diddier, tu vas vite comprendre que dans l’hôtel, tout se sait. C’est comme une grande famille et tout le monde parle.
J’acquiesçais pendant qu’il prenait à gauche. Nous longeâmes un couloir jusqu’à un escalier et un petit ascenseur.
– Alors, ici, c’est le centre névralgique ! L’ascenseur, très important. Si tu dois porter les valises, un matelas ou que sais-je, tu prends celui-ci. Si tu es tout seul ou avec un client, tu peux prendre celui de l’entrée.
La porte s’ouvrit et un homme en costard sortit avec un plateau dans les mains. Franck tint la porte pendant qu’il sortit.
– Oh tient, le branleur, s’écria le serveur.
– Comme toujours. Jaloux ? répondit Franck du tac au tac.
– Un peu ! Mais bon, je n’ai pas que ça à faire !
L’homme au plateau rigola et partit de l’autre côté. Puis il s’écria avec un bruit de plateau.
– C’est Christian, le maître d’hôtel du restaurant. Et au bout la cuisine. Juste derrière toi, c’est le bureau de la gouvernante. Elle gère tout ce qui est femme de chambre et costumes.
Il me poussa sur le côté et se planta devant la porte. Il frappa sur la porte énergiquement, tout en me regardant.
– T’inquiète, elle peut paraître méchante mais elle gère bien.
Un téléphone sonna et Franck jura. Dans l’une des poches de la veste, il prit un petit téléphone et décrocha.
– Ok, j’arrive ! dit-il tout simplement au bout de dix secondes.
Il raccrocha et remit le téléphone à sa place.
– Un départ, m’expliqua-t-il. Tu me rejoins dès c’est bon pour toi ?
– Oui, bien sûr, Franck, lui répondis-je en secouant de la tête.
Rapide, il tourna les talons et monta les escaliers quatre à quatre. Je me tournais et la porte s’ouvrit.
– Entrer, s’écria une blonde de l’autre côté. Quatre fois que je le répète !
Téléphone à la main, elle me jeta un coup d’œil avant de faire demi-tour. Montée sur ressort, la porte se referma quand j’entrais. La blonde donna des ordres avant de raccrocher. J’entrais dans une pièce bien plus lumineuse que le réfectoire. Au fond, des petites fenêtres en hauteur donnait sur l’extérieur. Sur la droite, de grandes étagères avec des oreillers, draps, serviettes et costumes. Sur la gauche, la même chose avec un bureau au milieu qui séparait le tout.
Elle ouvrit la bouche pour me parler quand le téléphone sonna à nouveau. Elle se tint adosser à son bureau et me détailla de haut en bas. Elle secoua de la tête à plusieurs reprises avant de raccrocher à nouveau après une série d’ordre.
Elle grommela avant de jeter sur le téléphone sur le bureau.
– C’est pour ? demanda-t-elle en me fusillant du regard.
– Diddier ! Avec deux D ! Le nouveau bagagiste.
– Et ? Un D, deux D… qu’est-ce que j’en ai à foutre !
Puis, elle sourit et souffla avant d’ouvrir un tiroir. Elle en sortit un ruban, un carnet, un stylo et une boite.
– Bon, c’est un peu le feu, ce matin. Je suis sur les nerfs. Je ne devrais pas m’emporter mais j’ai une équipe d’empotés.
Je secouais de la tête pour aller dans son sens, la verve sur le bout de la langue.
– Rachel ne s’était pas trompée ! Tu as du potentiel en plus d’être mignon. Bon, enlève tes vêtements. On va vite fait faire des essayages.
Toujours adossée à son bureau, elle ne me quitta pas des yeux. Légèrement troublé, j’enlevais mes vêtements, les pliais et les déposa sur le bureau. Elle me détailla de haut en bas, en secouant à nouveau de la tête. Puis, elle prit son mètre de couture, le carnet et le stylo. Elle se saisit d’un tabouret sur roulette et s’approcha. Elle déposa à mes pieds et me toisa du regard.
– Voyons voir ! murmura-t-elle. Tu es un grand garçon ! Quelle taille ?
– Un mètre quatre-vingt-deux.
Bien plus petite, avec ses yeux bleus, elle prenait des mesures de mes bras et torse, tout en prenant des notes. Ses mains se baladaient sur mon corps, bien trop près de mon boxer. L’effet fut presque immédiat… et une légère bosse enfla à ce niveau. Puis, elle prit son tabouret et s’y installa avec un large sourire. A nouveau, elle mesura mes jambes, mon tour de taille tout en ne prenant plus de pincette pour me toucher la verge.
– Au taquet, monsieur le bagagiste, me railla-t-elle en me prenant la tige.
Elle me cherchait à n’en pas douter. Je préférais l’ignorer pour ne pas l’énerver. Elle enleva sa main et se releva. Puis, elle retourna à son bureau tout en griffonnant dans son carnet. Puis, elle rangea une chose et chercha quelque chose sur une pile. Elle en tira une feuille et posa son stylo dessus.
– Avant de continuer, j’aurai besoin de ton autographe, Diddier !
La gouvernante avait appuyé sur les deux D et me tendit le stylo. Bien remonté, j’avançais vers le bureau. C’était un document officiel de l’hôtel avec le logo, l’adresse et un petit texte.
Je lisais la feuille et elle eut le besoin de se justifier.
– C’est une simple protection de notre part.
« Je soussigné… laisse l’hôtel SanSex me garantir par le droit à l’image de ne pas divulguer ou transmettre quelconque photographie à d’autres établissements ou entreprises à des fins lucratives.
Soussigné avec la mention « lu et bon pour accord » avec la date.»
– Un droit à l’image ? m’étonnais-je.
– Oui et plus particulièrement de votre pénis.
– Mon pénis ? m’étranglais-je.
La cheffe ricana et prit un air suffisant.
– L’hôtel propose des services « spéciaux » pour une clientèle exigeante. Afin de garantir une grande pluralité de choix, nous avons besoin de présenter à toutes personnes le demandant vos « mensurations » et un avant-goût.
Elle montra l’appareil photo en appuyant sur le dernier mot. Malgré ma nudité, la chaleur me rattrapa. Mes yeux s’agrandirent et ma respiration se saccada.
– Tout employé à l’hôtel, passe par cette étape. Et regardez-moi, Diddier ! Dix ans et toujours là.
Abasourdi par cet aveu, je me relevais, légèrement tremblant. L’espoir d’une erreur d’interprétation s’envolait. Madame fournier ne m’avait pas mentit. Bien au contraire. Je me retrouvais dans un endroit complétement fou.
– Bien… je vais vous montrer pour vous rassurer. J’en ai un à disposition.
Elle ouvrit une porte d’un des placards et en sortit un classeur. Elle le déposa sur le bureau et l’ouvrit au milieu. A chaque page, une fiche. Dessus, le prénom et la photo de l’employé, son âge et sa taille. Ensuite, il y avait un encart spécialement pour le sexe. Pour une femme, il y avait le niveau de pilosité, la forme de la vulve et la taille du clitoris. Pour l’homme, c’était la même chose niveau pilosité et forme, en plus la taille du pénis. Pour les deux, une photographie du sexe en question.
Elle referma le classeur et le laissa visible.
– Vous voyez, ce n’est pas bien méchant. Une photo et c’est fini.
– Ah ! Si c’est juste ça alors… ricanais-je.
Elle tapa du pied, pressée et me déposa la feuille en face du stylo.
– Monsieur le Nouveau, je n’ai pas cent sept ans, s’énerva-t-elle après quelques secondes d’hésitation. Madame Fournier m’a expliqué que vous aviez été coopératif lors de votre entretien. Ce n’est pas différent.
A nouveau, je ricanais. Face à moi-même, à mon envie et à Agathe, je ne savais plus quoi faire.
– Vous ne regretterez pas, me souffla-t-elle à l’oreille, en me touchant la queue.
Faible, je signais la feuille. Elle ouvrit la boite et en sortit un appareil photo numérique. Elle prit en photo mon visage avant de descendre l’objectif.
– Enlevez le reste maintenant, s’impatienta-t-elle, en s’asseyant sur le siège.
Nerveux, gêné et quelque peu timide, je descendis mon boxer à mi-cuisse. Elle arriva et le tira vers le bas.
– Maintenant, on ne bouge plus.
Comme une paparazzie, la gouvernante prit plusieurs clichés de ma bite, sous différents angles. Elle avait ce tic désagréable de se lécher les lèvres à chaque fois.
– Je connais tous les sexes de l’hôtel, m’avoua-t-elle, en regardant les clichés à l’arrière de l’appareil.
– D’accord…
– Bon maintenant, il faut bander !
Elle croisa les jambes pour ensuite, les défaire et les écarter. Ce petit jeu lui plaisait et elle en profitait.
– J’ai des magazines de cul, si tu veux, dit-elle en ouvrant un tiroir. N’importe quel genre !
Et elle rigola devant mon air ahuri.
– Ce n’est pas…
– Pas quoi ? Tu te branles, non ? C’est pareil. Aller, je n’ai pas que ça à foutre…
Limite violé et dépossédé de mon intimité, je me touchais la queue sans grand résultat.
Elle prit son téléphone et regarda dessus. Puis, elle souffla en voyant que je ne bandais toujours pas.
– Alors ? Peureux ? Il faut bander devant les clientes, je te rappelle.
Sa voix criarde et ses injonctions ne m’aidaient vraiment pas. Elle souffla, posa son téléphone et appareil photo. Elle vint à moi et me caressa la queue.
– Excuse-moi, euh…
– Diddier, avec deux D.
– Diddier avec deux D… dans quelques minutes, je dois aller réveiller un client. Promis la prochaine fois, on prend notre temps et je serai bien plus douce. Tout ce que tu veux, je fais… ça te dit ?
Du bout du doigt, elle me titilla le bout du gland et mordilla mon lobe d’oreille.
– Avoue que tu aimerais me faire taire avec ta queue… murmura-t-elle. Dans le cul, je parie pour bien que j’ai mal. Tu me prends sur le bureau comme une salope et tu me dégueulasse avant d’aller voir le client. Ça serait bon… le cul plein de sperme et l’autre qui me fourre à nouveau…
Il fallait le dire, la gouvernante savait parler aux hommes. Rapidement, ses paroles m’excitèrent et elle continuait d’en rajouter.
– Je verrai bien à tes pieds, un collier et une laisse. Comme une chienne, tu me baladerais dans l’hôtel à qui me veut me tirer. Tu aurais le dernier mot bien sur. Et bien, voilà, Diddier avec deux D.
Elle lâcha ma queue bien dure et se mit à genoux. Elle prit plusieurs clichés de mon chibre avant de tout ranger dans un de ses tiroirs.
Toujours bandant et dans un état second, la gouvernante chercha dans un de ses placards, un costume.
– Même taille que Franck… sans les muscles. ça fera l’affaire pour le moment !
Elle en sortit un uniforme et le déposa sur la chaise. Elle releva sa jupe et en descendit son string qu’elle posa sur le costume.
– Crache dans mon string avant de partir… je lécherai à mon retour, Diddier ! me murmura-t-elle à l’oreille.
Elle me toucha la queue et me déposa un baiser sur la joue avant de prendre une serviette. Puis, elle quitta la pièce me laissant seul avec ma queue… et tout le reste.