Retour de baise

La fenêtre grande ouverte, Pauline peste contre elle-même. Aux rythmes de la musique, elle tape du bout des doigts sur le volant et accentue par moment. Elle frisonne et crie d’un coup contre son pare-brise.

              – Mais putain ! Je suis conne. Je suis conne ! Mais putain, qu’est ce que je suis conne !

Et elle finit par insulter la terre entière avant de se reprendre. Le visage rouge, le sourire énervée, elle reprend son souffle avant de remettre droite et d’agiter ses épaules. Elle frisonne et ferme la fenêtre.

Elle entend le vibreur de son téléphone et tourne la tête. Un message. Elle le prend et tout en regardant la route, elle le lit.

V : Merci pour cette magnifique nuit, Paula. Tu m’as transportée. Que dis-je, tu m’as enchantée. J’ai tellement hâte de te revoir !

              – Mais quel trou duc, celui-là. Mais quel trou du cul ! s’écrie-t-elle à nouveau.

Elle jette le téléphone sur le siège passager et fait un doigt d’honneur dans sa direction.

              – Alors, déjà, pauvre con, c’est Pauline. Et ensuite, sans moi… mets ta queue dans ton cul, connard ! explose-t-elle de rire.

A nouveau, le sang lui monte à la tête et elle n’arrive pas à redescendre. Heureusement, à la radio, une chanson passe et elle chantonne.

Puis, petit à petit, elle essaye de remettre de l’ordre dans ses idées. Elle veut comprendre où elle a merdé. Et surtout elle veut comprendre cette connerie qui lui a couté une nuit et cent cinquante kilomètres.

Déjà, les applis de rencontres. Toutes ses potes lui ont vantés les mérites du marché de l’homo-erectus et de sa facilité d’utilisation. Simple, il fallait juste mettre ses envies, choisir et ensuite, tirer son coup et raconter à ses copines après coups… ou plusieurs.

Depuis le début de son célibat, elle était sceptique… les applis c’est pour les boloss et les morts de faim. Après, elle était en chien… grave en chien et elle n’avait envie que d’une chose : se faire limer la chatte, vite fait, bien fait.

Un soir, après une journée des plus harassantes au taf, elle a cédé. Des photos, une description et elle a sauté dans l’univers des rencontres… et le désenchantement a été rapide. Alors, oui, elle se voulait se faire fourrer. Oui, elle voulait se faire démonter mais bon, il y a l’art et la manière de faire.

Et pour discuter avec un mec, ce n’est pas compliqué. Si elle mettait un cœur et que la personne en face aussi, il y avait « connexion » … ensuite, il est possible d’échanger et… les mecs étaient décevant ! Après une intro des plus banales, et deux échanges bien pauvres, chacun d’eux lui demandaient son numéro. Au début, crédule, elle l’a fait. L’erreur… mais quelle erreur. En à peine quelques minutes, elle recevait une panoplie de zob sous différents angles.

La première fois, elle a rigolé. Puis, elle a zoomé. Et elle a encore rigolé. Quelle idée d’envoyer une queue. C’est moche surtout si c’est mal pris et non mis en valeur. Elle l’a remercié pour son « offrande » et il lui a demandé un juste retour d’appareil. A peine le « non » prononcé qu’elle se faisait bloquer. Surprise, elle s’est sentie légèrement bafouer par les yeux et surtout intérieurement. C’était violent et surtout blessant.

Heureusement, elle est passée rapidement à autre chose… enfin, à d’autres queues : des grosses, des petites, des emballées, des déballés, des rachitiques, des molles et de toutes nationalités.

Ce n’était que le début et Pauline voulait jouer à la cliente qui faisait son marché. Et son dévolu s’est porté rapidement sur un bel étalon avec un engin d’une taille indécente. Avec ses vingt-deux centimètres, elle a dû mettre son téléphone en mode paysage pour voir toute la grandeur du mastodonte. Bien veiné, bien gonflé et bien glandé, c’était un morceau de premier choix qu’elle voulait avoir à son compteur.

Elle s’est souvenue de la première photo. Elle n’y a pas cru au début. Puis, il lui en a envoyé rapidement d’autres, lui, la tenant avec sa main. Puis, très vite, tout s’est emballé. Pauline s’est imaginé à ses pieds.

Dans un premier temps, elle aurait été hésitante dans la marche à suivre. Elle aurait fait le tour du propriétaire afin de se préparer à bouffer cette queue. Ensuite, quand elle se serait sentit en confiance et elle aurait enclenché le mode « grosse salope pour grosse queue ». Elle aurait débuté par le plus simple : les couilles. Elle les aurait reniflées puis, elle serait remontée le long de la hampe, la langue sortie. Et là, au niveau du gland, elle l’aurait suçoté au début avant d’essayer de le mettre en bouche. Elle se voyait prendre de ses deux mains, ouvrir sa bouche comme dans les films. Marcus aurait été fou… oui, il aurait été.

Après une longue soirée à échanger, à se chauffer, Pauline est partie se coucher. La fente en feu, elle a trouvé le sommeil difficilement à coup de branlette et de doigtage.  Le lendemain… dans une suite illogique de messages, Pauline se faisait insulter de tous les noms par cepetit merdeux qui s’est amusé d’elle. Puis, il l’a bloquée.

Le coup de semonce a été dur. Elle qui s’est imaginé… oui, imaginé, c’est tout ce qui lui restait. Pendant une longue journée, elle a passé son tour, préférant se reconnecter avec la réalité et oublié tous ses connards de cette planète.

Et quelle triste réalité. Des gens qui tiraient la gueule et qui n’avaient rien mais clairement rien à voir avec des canons de beauté pour baiser. Même ses collègues. Elle désespérait et se dépérissait comme sa chatte qui hurlait à la mort.

Elle a repris rapidement du poil de la bête ou plutôt de la chatte. Comme une drogue, elle avait besoin d’exister et surtout de se faire désirer.  Comme si elle était devenue adulte, elle scrollait les profils avec plus de désinvolture.

Et un soir… comme par enchantement, Vincent est arrivé sur son écran. Belle photo de profil, belle orthographe et surtout un sourire… C’était un beau gosse. Un de ceux que les nanas aiment montrer en trophée lors de soirée.

C’était impossible. Hors catégorie pour Pauline.

A peine a-t-elle appuyé sur l’icône « cœur » de l’écran que tout s’est illuminé Elle est connectée à Vincent. Il l’a choisi. Elle. Elle n’y croyait pas. Elle. La pauvre petite trentenaire célib’ plaisait à un mec qui pouvait avoir n’importe quelle nana.

Dans son lit, elle s’est mise debout et a sauté partout en s’écriant « Tu es à moi, tu es à moi ! ». Exit les déconvenues du passé, une nouvelle Pauline prenait vie et elle allait en profiter à fond. Elle s’est calmée après un long fou rire et a commencé à lui écrire.

Premier point positif : Il ne la pressait pas. Il était coquin et la chauffait subtilement mais aucun mot au-dessus de l’autre. Il savait s’y prendre avec les mots et Pauline était enchantée.

Deuxième point : il était splendide. Pauline lorgnait sur son profil et toutes ses photos… et elle s’imaginait ! Dans son lit, à quatre pattes, en train de se faire tirer les cheveux comme une chienne. Deux animaux en furie juste là pour claquer du cul et de la chaire.

Difficile de jouer avec ses ardeurs, Pauline s’est surprise à faire du rentre dedans. Une première pour elle. Une part d’elle qui s’effeuillait au fil des échanges et… elle appréciait. C’était étrange de coller sa personnalité à ses envies, à son être profond sans avoir de jugement. Comme un gentleman, Vincent suivait le mouvement avec volupté et la laissait aller dans ses fantasmes les plus diverses pour arriver au … point négatif. Le gros. L’immense même.

Vincent habitait loin. Pas loin, loin. Juste une soixantaine de kilomètres. Une heure de route s’il n’y avait pas de bouchon.

La douche froide. Pauline avait beau réfléchir, il n’y avait pas vraiment de solution. A moins d’un miracle ou d’un déménagement, son coup de bite avec le dieu grec s’éloignait et son désir avec.

V : Belle de mes soirées, mon appartement est le tient quand tu viens. De cette manière, point de stress, juste du sexe sans complexe. On se fait du bien, tu te reposes et tu repars quand tu veux. Qu’en penses-tu ?

              – Il fait chier, a-t-elle soupiré face à ce dernier message.

Elle y a pensé bien sûr. Dormir chez lui après une bonne baise. Et puis, ils pouvaient remettre le couvert ensuite, juste avant de partir. Elle s’imaginait au volant, rentrant, le sperme coulant entre ses cuisses… comme une pute. L’idée l’excitait.

P : D’accord. A une condition ! On se voit d’abord dans un bar. Pour voir si ça colle.

La réponse a tardé à arriver. Comme si cette demande a bousculé Vincent. Elle était en manque, certes mais pas idiote. Comme tout bon produit, elle voulait voir avant d’acheter et de consommer.

Le rendez-vous a été pris quelques jours plus tard. Plus les jours passaient et plus, les esprits s’échauffaient. Pauline ne se reconnaissait plus. Elle parlait cul, pensait cul, rêvait cul. Elle avait l’impression de se retrouver quelques années en arrière, ado en train de se branler à tout va. C’était elle, adulte et femme.

Le jour J, en avance, elle attendait patiemment l’arrivée de son Apollon dans un bar du coin. Vincent s’est vanté, l’a chauffé en lui proposant une levrette bien hard avec droit de cuissage et tirage de cheveux. Elle n’attendait qu’une chose : un bourrinage en règle avec un cul bien rosi.

Avec une dizaine de minutes de retard, il s’est présenté. Et elle a déchanté. C’était lui avec dix kilos de plus, une calvitie naissante et un cheveu sur la langue.

Dans un silence de découverte ou plutôt de déconvenue, ils se sont fait la bise et se sont installés derrière la table. Rien mais vraiment rien ne laisser transparaitre une quelconque ressemblance avec le Vincent de l’appli. Calme, réservé et monotone, il n’était que la pale image des messages.

Alors, comme tout bon calculateur, Pauline se trouvait face à un dilemme à la fin de soirée. Oui, elle a passé une bonne soirée. Oui, il s’est quelque peu rattrapé. Et oui, il avait un certain charme. Est-ce que la somme du tout, lui donnait le droit de la baiser ?

Elle se revoit à la table de ce bar minable. A regarder l’heure de son téléphone et à réfléchir à sa fin de soirée. Si elle se dépêchait, elle pouvait se faire encore un épisode avant de dormir… comme la mamie qu’elle devenait. Elle l’a repoussé vigoureusement et s’est lancée dans la quête de la quéquette. Elle voulait baiser et elle allait le faire.

A deux pas de là, il l’a invité à prendre un dernier verre, avec ce sourire qui voulait tout rire. Il a gagné et il ne faisait plus semblant de jouer : il allait baiser et c’était tout. Alors, il l’a fait entrer chez lui…

Pauline s’écrie dans la voiture en repensant au bordel dans cet appartement. A chaque fois que ses yeux se posaient quelque part chez lui, c’était le bordel ou la crasse. Elle aurait dû s’écouter et se barrer. Et non, elle est restée. Juste pour se faire tringler par un dégueu.

La suite ? Logique… Le tout allait avec le personnage et le décor.

Et elle l’insulte à nouveau, regardant dans son rétro. Elle s’en veut de s’être comporter comme un animal en manque avide de sexe.

Quand il s’est mis à poil, c’était une horreur… Bien loin, les tablettes de choco. C’était plutôt du flan. Rien n’allait. Au gras qui dépassait, au poil qui débordait et à cette nonchalance feinte. Ce n’était plus le sexe symbole de ses photos. C’était juste un homme comme un autre.

Pauline est passée outre, fixé sur l’objet de son désir : sa verge. Loin d’être un bon morceau épais et gros… elle avait du mal à durcir malgré ses caresses buccales.

Après une dizaine de minutes, enfin le Saint-Graal : la pénétration. Vincent bandait et il allait la prendre. En position de chienne, elle a écarté ses fesses pour qu’il la baise. Il l’a pénétré et en deux secondes, il a juté… comme un puceau. Dix coups de bite et il a craché tout son jus.

A peine a-t-il éjaculé, qu’il s’est allongé, fière de lui. Il a caressé le dos de Pauline, s’est félicité puis, il s’est endormi comme une grosse merde.

Et à ce moment, Pauline a hésité. Il n’était qu’une heure du matin… bien loin de cette nuit de folie à passer à suer et à baiser comme des bêtes, elle avait tout de même une journée de travail dans les pattes.

Elle s’est endormie et quatre heures plus tard, elle reprenait la route. Sans un au revoir ou autre chose. Juste dans la bouche, un sentiment de colère et de rage.

**

La voiture file à vive allure sur l’autoroute de la déception. Et sur le bout du clito, une forte envie de baiser, de se faire tendre pour jouir.

Et Pauline est là, la rage au bord de l’implosion.

              – ça ne peut pas continuer.

Un panneau sur le bas-côté la prévient qu’une aire de repos se trouve à deux kilomètres.

              – ça fera l’affaire jusqu’à la maison, souffle-t-elle.

Une minute plus tard, elle sort de l’autoroute, ralentit et prend place sur le parking. Il est presque six heures du matin et il n’y a personne. Elle s’arrête complétement et crie. Heureusement, Vincent n’est pas en face d’elle. Elle l’aurait giflé, insulté voir plus…Pendant une minute, elle sort tout ce qu’elle avait au plus profond d’elle et enfin le calme.

Elle reprend son souffle et ses esprits. Elle ouvre son sac à main en grand. A l’intérieur, tout son nécessaire pour une nuit à l’extérieur. Maquillage, rouge à lèvre et préservatif… et son petit vibromasseur au look rouge à lèvre. Depuis le début de son célibat’, il ne quitte pas sa place et elle succombe souvent à sa vibration intense.

Elle jette un coup d’œil, à gauche, à droite et dans son rétro intérieur. Seule.

Comme une friandise à déguster rapidement, Pauline se laisse tenter par le plaisir solitaire. Elle va enfin pouvoir se faire du bien et correctement.

Elle recule son siège, relève sa jupe et écarte la ficelle de son string. Elle passe le bout de ses doigts sur sa vulve bien gonflée et… Elle fixe droit devant. Le vieux bâtiment des toilettes a un aspect bien vieillot et lui donne une idée.

Elle jette son téléphone et son vibro dans son sac à main et sort de la voiture. Toujours personne. Dans sa tête, les idées fusent et les envies avec.

Sure d’elle, Pauline trace son chemin vers cette maisonnette de la pisse. A l’entrée, elle est décidée. Elle va donner une bonne leçon à ce connard. Une de celle qu’il s’en souviendra pendant longtemps.

Le soleil se lève et l’odeur de pisse l’attaque bien avant d’arriver à l’entrée. Elle prend à gauche vers les toilettes des femmes. En face d’elle, un grand évier avec des robinets et juste au-dessus, un miroir. Et le reste, la saleté. Tout a des traces de doigts, de moisissures et d’autres choses qu’elle préfère éviter de connaitre.

La lumière au-dessus était aussi blafarde que sa bonne humeur. Elle s’y voit. Là, à baiser comme une chienne malpropre. Cette atmosphère de dégueulasserie la pousse encore plus dans ses retranchements et elle a envie de ne plus réfléchir. Elle fait un tour des toilettes et s’arrête rapidement à la deuxième. Elle a assez vu pour la suite.

Elle prend des essuies tout et en dépose une quantité sur le sol. Puis, elle pose son sac dessus et essaye de nettoyer l’évier. Après une bonne minute, elle met un essuie tout sur l’un des rebords.

Elle se courbe et se prend son téléphone ainsi que son vibromasseur. Elle ouvre l’écran sur l’appareil photo et le dépose sur l’évier. Elle se voit parfaitement et reprend son téléphone.

Elle prend une grande inspiration avant d’enclencher la vidéo.

              – Salut petit plan foireux ! Une petite vidéo rien que pour toi ! Pour te montrer comment faire jouir une nana. Ce que tu ne sais vraiment pas faire.

Avec son objectif, elle fait un rapide état des lieux, en prenant des gros plans des chiottes et du lavabo.

              – Déjà, tu commences par l’endroit ! Tu ne trouves pas que ça ressemble à chez toi ? Si ? Enfin, l’endroit, on s’en fou, hein ? Du moment que tu es un bon baiseur.

Elle fait tourner l’objectif et s’adresse directement à son téléphone.

              – Après l’endroit, il faut ? Il faut ? Une chienne, bien sur ! En manque de queue, qui ne demande qu’une chose, se faire tirer les cheveux et se faire baiser plus de dix secondes… plus que toi en gros.

Là, elle pose son téléphone sur l’évier et s’éloigne de l’objectif. Elle se voit de tout son long. Elle danse devant et remonte sa jupe pour montrer son postérieur avant de s’approcher. Elle montre à l’objectif son vibromasseur.

              – Tu vois ça ! Et bien, il va me branler le clito et me faire jouir. Pas comme toi et ton record du cent mètre en moins de dix secondes.

Elle l’enclenche et vibre dans ses doigts. Elle tremble et ne peut s’empêcher de sourire. Puis, elle l’éteint et le pose à côté de son téléphone. Elle veut déjà faire son spectacle avant de passer au plat principal.

              – Et là, je vais faire ma salope. Te montrer ce que tu loupes quand tu n’es bon qu’à être un minable.

Elle se remet debout et s’approche au plus près de la caméra. Elle remonte sa jupe et descend son string. Puis, elle remonte légèrement son ventre d’une main pour avoir un beau plan sur sa fouffe légèrement poilu où ses lèvres dépassent et se chevauchent avec un suc bien liquide. Son petit bouton sort et se tend.

              – Oula, je suis bien, bien excitée… comme si je n’avais pas baisé. Mon clito est tout content !

Elle crache sur son index et majeur, les montre à l’écran avant des les apposer sur son petit bourgeon. D’un geste lent, elle tourne et gémit en se branlant. Puis, elle écarte ses lèvres bien roses pour laisser voir toute cette humidité d’excitation. Le rose de ses muqueuses contraste avec le blanc du carrelage environnant. Rien que son show l’excite et la fait sentir bien pute.

Et de son autre main, elle se courbe et s’immisce en elle avec deux doigts. Son visage apparait à l’écran et elle se sourit en fermant les yeux. Elle accentue les gestes et se pénètre bien fortement.

              – Voilà, bien au fond ! souffle-t-elle en tirant la langue.

Elle tend la main et récupère son vibromasseur. Elle l’enclenche. Il vibre entre ses doigts et elle le descend à son bonbon fourbu.

Dans un concert de son incompréhensible, Pauline est à deux doigts de lâcher les chevaux.

Elle retient le plus longtemps pour que l’explosion soit…

              – Y a un p’blème ma p’tite dame ? demanda une voix masculine derrière elle.

Rien. Tout se bloque et s’évapore dans un bordel sans non. Pauline tourne la tête et voit cet homme qui l’observe. Elle lâche son vibromasseur qui tombe par terre, toujours en marche. Elle se retire les deux doigts de sa chatte, laissant une trainée muqueuse dégoulinante sur le sol. D’un geste malhabile, elle essaye de descendre sa jupe et se redresse.

La cinquantaine bien passé, l’homme tire derrière lui un petit caddie avec des produits d’entretien, une poubelle et un ballet à chiottes. Pas plus haut que Pauline, il s’approche doucement, la dévisageant derrière ses lunettes sales à double foyer. Il regarde derrière lui et s’essuie la main droite sur son gilet jaune maculé de tâches de graisses bien noire, puis lui présente.

              – George, ma p’tite dame !

Honteuse, elle lui prend et le détaille. Avec son gros ventre de buveur de bière, il porte un jean bien trop large, troué et tout autant tâché que le haut. Au pied, des bottes non attachées, où les lacets trainent par terre et font le ménage pour lui.

              – Pauline, murmure-t-elle.

Il secoue de la tête, tout en soufflant lourdement et se léchant les lèvres avec un sourire. Le soleil venait à peine de se lever qu’il transpire. Du haut de son crâne dégarni, des gouttes de sueur perlent et coulent le long de son visage. Avec un regard de fouine, George examine la fille et voit la mouille à ses doigts. Il lâche son chariot, se penche à ses pieds et récupère le vibromasseur

              – Ah oui, ma p’tite dame a un p’ti p’blème !

Il appuie sur le bouton et la vibration s’arrête. Il le porte à son nez et renifle une première fois. Puis à la seconde, il passe un coup de langue dessus avant de lui tendre. Elle frémit et le récupère rapidement.

              – Si j’peux aider ! sourit-il.

Il descend sa braguette, y fourre sa main et en sort son mandrin. Le gland décalotté et bien gonflé, le nettoyeur commence à se branler. Sous le choc, Pauline ouvre la bouche et aucun son n’en sort. Surprise par la taille de son machin, elle n’arrive pas à se défaire de l’image de cette queue… en elle. En un instant, elle oublie le reste, l’homme. Elle voit bite. Elle sent bite. Elle suce bite.

Après cette nuit de merde, Pauline n’est plus en capacité de réfléchir. Son instinct animal prend le dessus et observe le spectre de cette verge qui se gonfle pour elle en un clin d’œil.

              – Vous baisez fort ? murmure-t-elle.

Il rigole. Fort. D’un rire gras qui fait tressauter sa grosse bedaine, la main toujours sur le zguègue.

              – La m’me qu’vous, elle a bien aimé, ma p’tite dame. Elle en a repris deux fois.

Un instant, elle se fige. Une autre ? Ce gros tas a déjà baisé une autre qu’elle. Une autre a pris cette queue au plus profond d’elle.

Pauline hésite. Et cette simple hésitation lui fait peur. Elle veut aussi ce truc énorme en elle. Elle veut boiter. Il se rapproche, toujours en se branlant et lui prend la main mouillée. Il ouvre la bouche et avale goulument en passant sa langue entre. Puis, il recrache en ricanant et l’amène à sa verge. Sous sa main, la chaleur lui irradie la paume et palpite. 

              – Baissez-vous, fermez les yeux et goutez. Elle est bonne ! dit-il en lui faisant branler sa bite turgescente.

Il lâche sa main et elle tient toujours la bite. Elle tremble et branle tout de même. Obnubilé par ce gros morceau, elle y voit du suc qui sort de l’urètre qui recouvre ensuite le gland, le rendant plus luisant.

Le nettoyeur ouvre son gilet puis, sa chemise de bucheron bien trop petite et son gros ventre poilu se montre dans tous ses états. Elle le voit sans le voir, une petite mimique de dégout en plus. Elle lui lâche la verge et place ses mains le long de son corps.

Il lui caresse les bras et pose ses deux mains sur ses épaules.

              – Allez, ma p’tite dame ! ordonne-t-il.

De sa forte poigne, il lui appuie sur les épaules. Rapidement à genoux sur le sol miteux, le froid du carrelage contraste avec la chaleur de son corps. Elle lève les yeux et voit ce gros bâton tout dur qui prend presque tout son champ de vision. Avec ses grosses couilles poilues, cette tige bien veinée, elle oublie le vieux porc à qui appartient le reste.

Au lieu de partir, elle reste. Elle ne comprend pas pourquoi. Tout n’allait pas et elle est excitée… et elle veut.

Face à sa nonchalance, George s’amuse à lui claquer la joue avec son gland. Prise au jeu, elle tend la joue et voit enfin ce gros dégueulasse. Avec ses chicots bien jaune, il lui sourit quand il lui assène une biffle plus sévère. Légèrement sonnée, elle présente l’autre joue. Il rigole et lui donne ce qu’elle veut.

Elle pose sa main pour l’arrêter. Elle le décalotte et voit à nouveau se liquide séminale s’écouler. La bouche entre-ouverte, elle s’approche pour… gouter. Pour récupérer son dû de branleuse. Il soupire, la sortant de cette transe. Elle branle et le prépuce racle le liquide sur le gland. Elle tend le nez et respire ce parfum d’homme. Le sperme. La pisse. La saleté. Le tout mélangé pour un parfum qui enivre son côté salope.

              – Elle pue… murmure-t-elle.

Il explose de rire et change de ton. Il lui chope l’arrière de ses cheveux et tire.

              – Ma p’tite dame, c’est pour donner du goût ! renâcle-t-il en lui postillonnant dessus.

Son haleine chargée de café et de clopes, lui donne un haut de cœur. Elle détourne la tête, fermant les yeux. Il respire plus fort et la dresse avec ses cheveux. Il se relève et de son bras poilu et transpirant, il la ramène à son jouet. Elle essaye de se soustraire, mais il a une poigne imposante. Elle n’a d’autre choix que de se laisser faire. Il dépose le bout de sa bite sur ses lèvres et comme un peintre, il colorie sa bouche de la souillure de sa bite.

L’odeur putride lui exalte les hormones comme si elle se retrouvait au temps des cavernes. C’est avilissant. C’est rétrograde pour une femme. C’est elle, maintenant.

Il lui colle le gland sur l’entrée de la bouche et appuie. Elle résiste pour jouer puis elle se laisse envahir par elle et son besoin. Elle entrouvre les lèvres et la brèche ouverte, la queue s’immisce en elle. D’un gout à vomir, sa matraque prend place et essaye de se frayer un chemin.

              – Voilà, ma p’tite dame ! éructe George, à peine le gland à l’intérieur. Sucez !

Saturé par le morceau, Pauline se laisse envahir par ce sentiment de… bien être. Tendu et imposant, elle va lui montrer tous ses talents à ce sexe. De ses deux mains, elle attrape la verge et branle tout en passant sa langue dans les moindres recoins de ce bouton violacé. Elle veut l’enfoncer plus loin mais la commissure de ses lèvres lui tire. Elle prend son temps et s’entraine petit à petit. Elle recrache passe sa langue sur cette tige nervurée pour revenir au haut. Elle recommence sa descente. Elle va plus loin. Il l’aide en appuyant l’arrière de sa tête et sa bouche se remplit. Elle continue jusqu’à la glotte.

              – D’la bonne salope ! s’écrie-t-il quand elle régurgite.

Elle recrache, les larmes aux yeux, la fierté à la bouche de l’avoir pris entièrement. Il lui biffle à nouveau la gueule puis s’amuse avec sa bouche. Comme un trou à fourrer, il lui écarte sa mâchoire, tendant sa joue, lui claquant avec sa main.

Chienne, Pauline devient soumise à ce chibre. Elle déglutit et retourne avec plus d’entrain à sa fellation, laissant la bave sur son sillage. George la maltraite et elle aime. Il va plus loin que tous les autres mecs avant lui et elle veut plus.

              – Maintenant, j’vous la mets !

Il desserre sa prise, recule et elle sort de rêverie, la bave aux lèvres. Face à elle, le morceau de chair est bien plus gros qu’avant sa fellation. Fière, elle veut le toucher à nouveau. Il lui prend sa main et la lève.

              – Debout, ma p’tite dame !

Elle se lève, légèrement défaite et avec énergie, il la retourne. Face à la glace, elle a du mal à reconnaitre cette femme qui sourit avec le maquillage défait. Ses yeux descendent et voient son téléphone. Elle sourit, se courbe et ouvre son décolleté. Les seins ballants, elle s’accoude au lavabo, la croupe largement en arrière. Le sourire aux lèvres, elle remonte sa robe au-dessus de ses reins et écarte les jambes.

D’une main, elle écarte une de ses fesses, montrant largement sa petite vulve bien rutilante.

              – Monsieur de l’entretien, vous pouvez me baiser fort ? demanda-t-elle en regardant son téléphone. Mais vraiment ?

Elle fait un clin d’œil tout en passant sa langue sur la lèvre du haut. Derrière, l’homme éructe d’un rire gras, bien dégueulasse. Elle n’attendait pas mieux d’un gros pervers comme lui. Il passe sa main sur son cul et lui colle une claque franche. Elle sursaute et se retourne. Il transpire à grosses gouttes, ses lunettes encore plus grasses et pleine de buée, il s’essuie le front.

              – Ouai, ouai, ma p’tite dame. J’connais !

Sa bite à la main, il s’approche. Il crache dans la paume de l’autre main et l’applique à la vulve de Pauline. Elle s’écrie et il lui fiche deux doigts dans la chatte. Il tournicote en elle en reniflant bien fort. Il se dégage et se fiche les deux doigts dans la bouche.

              – D’la bonne chatte, ça !

Il crache à nouveau dans la paume de sa main et l’applique à sa queue. Il se branle et il lui carre son gland à l’entrée de son con. Elle sent sur ses fesses, son ventre poilu et elle frisonne. Il astique son gland bien violacé entre ses lèvres et doucement, il lui écarte l’entrée.

              – Ma p’tite dame, faudra dire à vos m’sieurs comment faire, hein ! Je ne peux pas être tout le temps là.

              – Oui, monsieur ! souffle-t-il.

D’un coup d’un seul, il lui écartèle la chatte. Elle s’écrie, sentant sa chatte se déchirer et elle s’avance d’un coup en avant. Il lui plaque la figure au miroir et arrivé au fond, il lui claque la fesse.

              – Bien serrée, dis donc ! mugit-il en s’enlevant. 

Puis, il donne à nouveau un coup de bassin. Il s’ensuit un limage en règle de sa chatte, les parois vaginales se dilatant au fur et à mesure des coups de butoir. Tiraillée par cette buche de chair, Pauline prend et ressent. Ses seins dans tous ses états, elle arrive tout de même à se toucher le clitoris. A peine toucher, qu’elle jouit d’un profond orgasme qui n’émeut aucunement le nettoyeur. Il continue sa besogne comme s’il récurait des toilettes, il allait au fond.

Il lui empoigne un sein et le compresse. Pas trop fort, dans la limite du bien et du mal, elle sent sa bedaine poilue racler son anus.

              – De la bonn’ chiennasse de compet’, s’écrie-t-il.

Essoufflé par tant d’effort, George ressemble à un porc après une course poursuite. Mais il n’arrête pas. Au contraire, il prend de l’assurance et lui agrippe les cheveux. Il la recule et la chienne encore plus fortement. Le visage de Pauline à quelques centimètres de l’objectif, elle ne peut s’empêcher de sourire en s’imaginant sa gueule, la mine défaite par ses coups de queues.

Elle pousse des cris plus fort pour donner de l’entrain à son baiseur.

              – Plus fort, monsieur. Démontez-moi ! s’écrie-t-elle.

A peine a-t-elle fini sa phrase, que George ralentit, lâchant son sein et ses cheveux. Il lui empoigne les hanches et prend une longue inspiration.

Et il la perfora… longuement et puissamment. Pauline ne se retient plus et gueulait à s’en faire perdre la voix. Elle lui attrapa l’avant-bras et donne des coups de cul pour s’enfoncer encore plus loin. Chienner comme une trainée, elle perd le peu d’innocence qui lui restait pour devenir une pute qui baise pour son plaisir.   

Puis Vincent lui saute au visage. Lui. Ce vieux plan pourri. Il aurait du être là. Prendre des notes et de la graine. Elle l’imagine la regardant se faire baiser comme une truie et le deuxième orgasme est plus fulgurant que le premier. Dans un long cri, tout palpite en elle, et son vagin irradie d’une douceur, chaleur et bestialité qui la pousse à griffer son baiseur. Le bourrin continue sa cavalcade, toujours lancé à vive allure.

Pauline se détend d’un coup et le nettoyeur réalise qu’il a fini de travailler. Il ralentit et reste planter en elle.

              – Voilà, ma p’tite dame !

Il s’enlève d’un coup, comme au début. Les jambes flageolantes, Pauline se retient aux rebords du lavabo. Doucement, elle s’assoit sur le sol, la tête reposant sur le mur. Elle dodeline de la tête et essaye de se relever, en posant ses mains au sol.

              – Parfait ! éructe-t-il, en se branlant. Ouvrez la bouche, ma p’tite dame !

A quatre pattes, face à lui, elle lève les yeux et voit le vis énorme à quelques centimètres.

              – Hein ?

George, suintant par son effort, prend l’ouverture de sa bouche pour argent comptant et il y fourre son engin. Il lui attrape la tête à deux mains et comme une chatte, il lui baise la bouche. Pauline réalise et actualise. Bonne pratiquante, elle aide alors ce sexe à trouver lui aussi le chemin de la délivrance. Goutant son fondement, elle pute cette bite avec plus d’entrain, l’envie de faire sortir le fond de ses couilles au fond de sa gorge.

Elle pompe avec sa tête et ses mains. Elle ne se respecte pas et elle n’en avait rien à foutre.

              – ça vient, ma p’tite dame !

Long et puissant, le premier jet lui tape direct dans la glotte la faisant régurgiter. Le second est plus épais et se faufile plus facilement dans son œsophage. Le déluge continue, débordant de sa bouche. Pauline a un haut de cœur mais se retient de tout recracher.

Il s’écarte et elle ouvre la bouche remplit de foutre. George la regarde et la félicite en lui caressant le front.

              – Faut avaler ma p’tite dame !

Elle aussi veut bien faire son travail et avale ce jus d’homme dégueulasse. Le tout sature son palet, sa gorge et son estomac. Elle baisse la tête et souffle ce sperme. Puis, elle lève les yeux et ouvre la bouche à nouveau, tout en tirant la langue.

Il acquiesce en lui prenant le menton. Il se penche et inspecte ce trou. Puis, il regarde sa queue luisante de foutre, de bave et de cyprine.

              – Faut essuyer, ma p’tite dame ! souffle-t-il en essuyant sa queue sur sa joue.

Et sans attendre de répondre, il lui fourre à nouveau la queue dans bouche et tape au fond, rigolant du bruitage indécent de Pauline. Malmenée jusqu’au bout, elle ne fait rien pour l’en empêcher parce qu’elle le veut.

Rapidement, l’image d’elle et de ce film lui reviennent en mémoire. Elle doit être actrice pour montrer à ce connard ce qu’il loupe. Alors elle astique et nettoie, ce braquemart puis le laisse propre de toutes souillure.

              – Parfait ! s’esclaffe-t-il. Si j’aurai su au réveil que j’me f’rai sucer l’gland et pas par ma femme.

Satisfait, il se touche la tige bien grasse et se branle, toujours avec la trique.

              – On recommence, ma p’tite dame ? Le cul ?

Elle ferme les yeux et ouvre la bouche pour répondre.

              – Oui… murmure-t-elle, l’envie toujours aussi prégnante.

Pas de réponse. Rien. Elle ouvre les yeux et constate qu’elle est seule. Seule avec son désarroi d’être une trainée. A l’extérieur, une porte claque. Puis deux autres.

              – Cinq minutes ! s’écrie une voix, dehors.

Elle n’est plus seule. Elle se relève, à moitié déshabillée, la chatte complétement ouverte. Elle voit son téléphone et s’avance, avec un large sourire.

              – Tu vois cette gueule ? C’est la tête d’une nana bien baisée ! Prends-en de la graine Vincent !

Elle embrasse l’écran et arrête l’enregistrement. Elle range son téléphone dans son sac, fière d’elle. A peine a-t-elle finit, qu’une femme d’une quarantaine d’année entre et la détaille de haut en bas. Pauline se lave les mains et ses yeux ne la quitte pas.

              – Bonjour, dit-elle avec un grand sourire.  

              – Bonjour… Vous avez du…

La visiteuse lui montra la commissure de ses lèvres.

              – Ah oui, du foutre !

La jeune femme passe son index, récupère le sperme et le met dans sa bouche.

              – Merci !

Elle quitte les toilettes, sous le regard médusé de la mère de famille. Elle avance d’un pas boiteux, la fente qui lui tiraille l’entre-jambe. Juste à côté de sa voiture, un SUV et des enfants qui courent autour. Elle cherche du regard la camionnette mais rien. George s’est barré, sa tâche accomplie et elle remercie intérieurement leur arrivée. Dix minutes de plus et son cul aurait ressemblé à un chou-fleur. Elle frémit à cette délicieuse idée.

Le père de famille l’aperçoit et lorgne sur ses courbes. Désirée et désirable, Pauline ressent cette plénitude d’être. Sur son pare-brise, un morceau de papier en dessous de l’essuie-glace. Elle s’en saisit et le lit. D’une écriture malhabile, un numéro de téléphone avec le prénom du nettoyeur. Elle ricane et froisse le papier.

Elle se retourne et le père de famille ne l’a pas quitté des yeux. Elle s’avance près de la poubelle et lève la main. Elle hésite et la retire. Elle retourne à sa voiture, fourrant le morceau de papier dans son sac. Elle fusille le père d’un regard long et intense. Puis, elle lui fait un clin d’œil. Il rougit et baisse la tête.

Elle prend place derrière le volant et démarre.

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