Soucieux, je m’endormis trois heures plus tard. Au réveil, j’étais tout seul. Agathe était repartie à la volée en me déposant un baiser sur le front et c’était tout.
Le moral dans les chaussettes, je me levais avec ce sentiment de me sentir seul. Trahis. Même son message avait un petit goût d’imposture.
A : Mon amour, m’excuseras-tu ? Ma journée d’hier a été rocambolesque, rempli d’imprévu à gérer et de clients à satisfaire. Et rebelote, ce matin de bonne heure. J’ai fait au mieux pour te retrouver. Je me rattraperais ce soir, je te le promets.
Je pris une bonne heure avant de répondre… Malgré ma colère sourde, Agathe avait surement fait au mieux pour moi. Je ne pouvais pas lui en vouloir… enfin j’essayais. Je lui laissais le bénéfice du doute et lui répondis avec toute la gentillesse que je pouvais.
D : Bien sûr que je te pardonne, ma belle. J’aurai aimé te le dire en vrai mais bon…cet après-midi, j’ai un entretien dans un hôtel pour être bagagiste. Je suis super content et stressé. Ce soir, il faudra bien que tu ouvres tes fesses.
A : Oh mon amour, je me sens tellement coupable. C’est une super nouvelle ! Et si tu es pris, tu y auras le droit pendant toute la semaine, ahah.
Elle savait me parler et me rassurer. C’était bien elle que je retrouvais et je n’avais qu’une envie, la retrouver le soir même pour nous reconnecter.
D : Je ferai tout pour l’avoir. Bon courage pour ta journée, ma belle. A ce soir, je t’embrasse.
A : Moi aussi.
Je passais la matinée à envoyer de nouveaux CV. L’espoir était grand pour l’entretien de l’après-midi mais il ne fallait pas crier victoire trop vite. Mon téléphone à porter de main, aucun autre appel ne vint. C’était l’hôtel Sansex ou rien.
A nouveau, je me touchais. C’était le seul moyen pour me calmer. Mais c’était dur de ne pas cracher et de résister. Toutes ses femmes qui m’appelaient et moi qui résistait… une douce torture.
Une demi-heure avant de partir, je sortis mon bel ensemble, chemise et veste et hésita longuement à porter la cravate. Après moult tergiversions, j’abandonnais l’idée. C’était moi contre le reste du monde.
Tout propre et habillé, je me rongeais les ongles. Il me restait dix minutes et dans ce genre de situations, je m’astiquais une dernière fois avant. Pour libérer la pression. L’envie était bien là et je ne voyais de mal à me toucher sans rien faire. Devant l’écran, je ne fis pas la fine bouche et lança rapidement une vidéo bien hard. Un gang bang. Une nana plusieurs mecs et c’était parti pour des positions où elle se faisait malmener. C’était plaisant à voir et j’imaginais la Sandra à sa place. Je poussais le vice toujours plus loin et une minute avant de partir, j’avais failli tout lâcher. Heureusement, seul du liquide séminal sortit et je quittais l’appartement avec le barreau entre les jambes.
Une quarantaine de minutes plus tard, je sortis du métro et gagna l’hôtel, le cœur battant. Pas très loin des champs Élysées, l’hôtel se trouvait à la fin d’une rue avec un petit rondpoint pour faire demi-tour. Il n’y avait pas grand monde sur les trottoirs et j’arrivais en avance devant l’ancien bâtiment. J’observais la boule au ventre. Avec un petit portail en fer forgé, un petit chemin menait à un escalier de trois marches. Une immense porte à deux battants en verre ouvrait sur une magnifique escaliers juste derrière. A l’intérieur, à chaque extrémité des portes, deux bagagistes attendaient et rigolaient sans pression.
Le doute m’envahit. Etait-ce vraiment un environnement pour moi ? Le luxe et son faste n’étaient pas dans mon style de vie et j’avais peur de me trouver en décalage, de ne pas être à ma place. Mais tout comme moi, ces bagagistes étaient de simples employés, dans une simple vie. Je pris mon courage à deux mains et pénétrait dans ce nouvel univers.
A peine avais-je mis mon pied dans la petite cours, que le plus petit des deux bagagistes ouvrit la porte avec un grand sourire. Il me tint la porte et me fit signe d’entrer.
– Bonjour monsieur, me dit-il. En quoi puis-je vous aider ?
– Bonjour monsieur, je cherche la réception, lui répondis-je, légèrement honteux.
– Elle est sur votre droite, monsieur.
– Merci bien, répondis-je avec le timbre de voix hésitant.
Son collègue me montra aussi la direction. Stressé, j’avançais sans vraiment faire attention à tout ce qui se présentait. A la réception, un immense comptoir en marbre avec une petite sonnette à son extrémité. Juste derrière, deux femmes m’attendaient. La plus jeune me sourit pendant que l’autre était penchée devant un écran d’ordinateur.
– Bonjour, j’ai rendez-vous avec madame Fournier, commençais-je avec une voix saccadée.
Plus âgée que moi, la réceptionniste me fit un sourire au coin, les yeux bleus légèrement pétillant.
– Bonjour Monsieur…Laffont, je présume ?
– Sandra ? m’étonnais-je.
– Exactement !
Je la détaillais un peu plus. Avec son chignon tiré à quatre épingles, elle portait un chemisier largement entrouvert qui laissait présager une poitrine bien généreuse.
– J’ai reconnu votre voix, me sourit-elle. Elle est inimitable.
– Merci Sandra.
– Je ne me trompais pas.
– Sur ?
– Vous êtes aussi charmant que votre voix.
Le rouge me monta au visage aussi vite qu’une érection face à une belle croupe. Je détournais la tête. Elle pouffa de rire face à ma timidité.
– Je vous embête Diddier. Pouvez-vous signer cette décharge en mentionnant « Lu et approuvé » suivi de la date du jour ?
Sandra vit ma surprise avant de rajouter, en me tendant la feuille et un stylo.
– C’est juste un document de protection afin que vous ne divulguiez aucune information relative à l’hôtel.
– Même pour un entretien ?
– Oui, même pour un entretien. Nous préférons rester discret. Vous comprendrez bien vite avec Madame Fournier.
Sur le haut du document, le nom de l’hôtel et son titre. Puis, un long texte avec mon nom et prénom. Je n’avais pas trop le choix, je signais et tendis la feuille à Sandra.
– Vous pouvez vous assoir juste derrière vous. Je vais prévenir Madame Fournier de votre arrivée.
– Je vous remercie.
Elle joignit le geste à la parole et prit le téléphone juste à sa droite. Je me tournais et traversa le petit hall pour gagner une petite alcôve. A ce niveau, il y avait un canapé qui donnait sur une porte où il y avait écrit « Bagagerie ». A la porte d’entrée, les deux bagagistes discutaient et me jetaient des coups d’œil de temps à autre.
Bien usé par le temps, je m’installais sur le canapé grinçant et posa mes mains sur mes cuisses. Mes pensées s’emmêlèrent les pinceaux prenant un malin plaisir à juxtaposer plusieurs situations bien déplaisantes. Un téléphone sonna. Le plus âgés des bagagistes décrocha et répondit doucement.
– Il faut que j’y aille, dit-elle.
– C’est elle ?
– Toujours.
Les deux ricanèrent pendant que le plus vieux montait les dizaines de marches pour accéder à l’ascenseur. Le plus jeune secoua de la tête et sortit dehors. A la réception, Sandra me jetait des regards par alternance. Elle m’avait vraiment surprise par cette drague ouverte. Ce n’était plus une supposition, elle fleurtait avec lui et pas qu’un peu.
Je baissais la tête et fermais les yeux pour reprendre mes esprits. De l’autre côté de la porte, j’entendais du remue ménage, puis des gémissements. J’essayais de tendre l’oreille quand…
– Diddier ? Madame Fournier va vous recevoir.
J’ouvris les yeux. Belle comme un cœur, Sandra se tenait là, bien penché en avant me laissant voir ses merveilles. Libre, sa poitrine se baladait tranquillement sans soutien. Elle jeta un regard vers la porte de la bagagerie avec un sourire au coin.
– Si vous voulez bien me suivre, ajouta-t-elle.
– Bien sur, murmurais-je.
Je me levais, tendant l’oreille. Il n’y avait plus aucun bruit. Je fantasmais surement sur une quelconque aventure juste derrière. Je suivis Sandra par l’escalier qui menait dans le grand hall. Un magnifique escalier de marbre décorait le tout. Juste à côté, un ascenseur tout petit.
– Elle se trouve au premier. Ça ne vous dérange pas si nous ne prenons pas l’escalier.
– Non, aucunement.
Dans son jus, tout n’était qu’ostentatoire. AU bas des escaliers, de part et d’autre, sur la rambarde, des petites statuettes de femmes nus, tenant une lanterne. De là, une lumière tamisée en sortait. Sandra gravit les escaliers un à un, faisant danser son derrière. De dos comme de devant, elle était bien proportionnée. A chaque enjambée, ses fesses m’appelaient. Le doute n’était plus possible quand elle s’arrêta pour me regarder : nous avions pris les escaliers pour qu’elle me montre son cul.
En haut des marches, elle continua dans un long couloir où les murs étaient recouverts de tenture ou moquette verte. A espace régulier, des bougeoirs murales électriques éclairaient les lieux avec des tableaux. Des sièges et canapés ornaient le tout pour donner une atmosphère ancienne au lieu.
Sandra s’arrêta devant la porte numéro dix et frappa dessus. Elle tendit l’oreille, acquiesça et ouvrit la porte.
– Bon courage, Diddier, murmura-t-elle, en s’en allant.
– Merci, soufflais-je.
Ce n’était plus une boule de peur que j’avais. C’était un poids dur et lourd qui me tiraillait les entrailles. Face à mon destin, j’entrais dans une chambre… c’était étrange de me retrouver à passer un entretien dans ce genre de décor.
Tout comme le couloir et le reste, la chambre était décorée dans le même gout que l’extérieur. Dans un ancien temps. Sur la gauche, un immense lit à baldaquin. Sur la droite, un coin salon avec un canapé, deux fauteuils et une table basse. Et juste à côté de la cheminée et de la fenêtre, un bureau. Accoudée à celui-ci, une femme d’une bonne quarantaine d’année, lisait des documents sans me prêter attention. A quelques centimètres de là, une chaise.
Doucement, j’avançais, attendant une réaction de sa part. Rien. A un mètre de là, je raclais ma gorge et me présenta en tendant la main.
– Bonjour, je suis monsieur Laffont !
Elle releva la tête. Elle me prit la main et la serra doucement.
– Monsieur Laffont, me sourit-elle. Bienvenue ! Je suis Rachel Fournier, directrice générale de l’hôtel.
Coiffure brune aussi bien tirée que les réceptionnistes, le maquillage présent mais pas envahissant, ces yeux noirs en un quart de secondes me transpercèrent. Puis, elle me détailla de haut en bas comme si mon entretien était déjà commencé. Elle me sourit et malgré son statut de directrice, elle était vraiment désirable. Elle entrouvrit la bouche et voulut dire quelque chose. Ses lèvres appelaient ma queue à n’en pas douter. Elle passa sa lèvre sur sa langue, subtilement avant de me parler.
– Je vous prie de bien vouloir m’excuser. Actuellement, mon bureau est en rénovation et nous allons devoir passer notre entretien, ici. Y voyez-vous une objection ?
– Aucunement madame !
– Parfait ! C’est assez pratique pour une sieste, je dois l’avouer.
Elle poussa un petit rire tout doux. Ses yeux ne me quittèrent pas. Puis, elle détourna le regard et se déplaça. Elle fit tomber une de ses feuilles et elle se courba pour la récupérer. Dans sa descente, elle bomba son postérieur ce qui serra sa jupe. Un string séparait ses deux fesses parfaitement, ce qui la mettait plus qu’en valeur. A nouveau, je me pris à m’imaginer m’approchant derrière et la prendre aussi sec. L’idée d’une purge avant un entretien n’était pas si conne en fait… quel con, tout de même. Note à moi-même : se branler avant tout entretien même s’il y a une baise à la clé… Elle s’installa derrière le bureau et tendit la main en face d’elle.
– Asseyez-vous, Diddier.
Son sourire me réchauffa. Je défis ma veste et la posa sur le dossier de la chaise. Je déposais mon sac à côté et m’installa. J’en sortis mon CV et lui tendis. Elle le prit, le regarda un instant puis, le posa en face d’elle. A nouveau, elle me fixa de ses yeux intenses. J’eus du mal à résister mais je tins bon. Une rentrée d’argent était nécessaire.
– Diddier, connaissez-vous l’hôtel Sansex ?
– Je dois vous avouer qu’il m’a été difficile de trouver des informations sur votre établissement.
– Et c’est voulu ! Nous entretenons une certaine confidentialité avec le monde extérieur. Nous tenons à rester discret pour notre clientèle et surtout pour nous. Vous vous rendrez vite compte que notre hôtel est un endroit à part dans le luxe. Un lieu où la confidence est de mise. Il faut que vous compreniez que travailler à l’hôtel Sansex, c’est travaillé pour le luxe avec un petit truc en plus.
J’acquiesçais à ses propos, bon élève que j’étais même si c’était bien obscur ce qu’elle me disait.
– Les services offerts par notre établissement, n’existe aucunement ailleurs. Comprenez-le, appuya-t-elle sur la dernière phrase. Notre but principal : la satisfaction de notre clientèle dans la discrétion. Et c’est pour cette raison que nous n’engageons que des personnes de confiance et surtout qualifiées…
Elle laissa sa phrase en suspens et me fixa à nouveau.
– Puis-je vous faire confiance, Diddier ?
– Bien entendu, Madame, répondis-je, sans vraiment savoir ce qu’elle attendait de moi.
– Bien… très bien ! Vous inspirez confiance Diddier.
Son téléphone sonna. Elle décrocha, ne dit rien et raccrocha.
– Excusez-moi. Une urgence qui peut attendre, ricana-t-elle. Dans notre hôtel, un bagagiste est un rôle clé. Bien entendu, vous portez les valises et les amenez à bon port. Vous êtes, surtout, la première personne que nos clients verront en arrivant. Et la dernière en partant. Il faut être irréprochable et surtout à l’écoute des besoins des clients. Prenez-vous l’importance de votre futur rôle, Diddier ?
– Oui, madame. Je n’avais jamais réalisé l’importance d’un bagagiste. Avec vos explications, je comprends mieux ce que vous recherchez. Même si je n’ai jamais travaillé dans l’hôtellerie, je me montrerai investi dans les nouvelles tâches données.
Elle jeta un coup d’œil à nouveau à mon CV, puis le décala en secouant la tête.
– Très bien ! Vous avez un joli parcours Diddier. Je ne vous demanderai pas pourquoi vous êtes ici. Votre histoire doit être intéressante mais… ce n’est vraiment pas le plus important.
Elle se leva et contourna son bureau et s’adossa à celui-ci, juste à côté de moi.
– Notre hôtel se veut dans l’air du temps et ouverte à tous plaisirs de la chair. Dans la légalité, bien entendu, nous sommes agrées par le gouvernement pour exercer librement. Nous entendons apporter satisfactions à une clientèle select et sélectionnée.
Elle patienta un instant, son regard qui cherchait quelque chose. De l’étonnement ? De l’effarement ? Je souris à mon tour. J’avais surement du mal entendre. « Plaisirs de la chair » ? C’était impossible… un hôtel qui n’était en fait qu’un bordel de luxe. Je la laissais poursuivre.
– Afin d’apporter entièrement satisfaction, le personnel doit répondre à certains critères, selon les postes. En tant que bagagiste homme, il y a deux conditions importantes.
J’avais de plus en plus de mal à rester concentrer. Rachel jouait avec ses jambes comme si elle me testait.
– Qui sont ? demandais-je, légèrement sur la réserve.
– La première, la plus simple et la plus sélective. Si vous ne rentrez pas dans les standards, notre entretien s’arrêtera là et nous ne donnerons pas suite à votre candidature.
– D’accord, Madame.
– Levez-vous et montrez-moi votre sexe.
Ses yeux rieurs me regardèrent avec malice. Abasourdie par cette demande, j’eus du mal à répondre ou à faire quelque chose. L’entretien prenait une direction complétement surréelle.
– Vous devez comprendre, Diddier, que la taille ne compte pas pour certaines femmes mais dans notre hôtel, c’est tout l’inverse. Bien entendu, nous n’attendons pas un standard. Nous souhaitons juste des hommes ayant un pénis des plus confortables pour que nos clientes soient heureuses de votre contribution. Bien entendu, si vous ne le souhaitez pas, la porte se trouve derrière vous.
A nouveau, elle tendit le bras derrière moi. Puis, tout s’éclaircissait et je comprenais le document de confidentialité, signé à mon arrivée. C’était pour ce genre de demande.
– Donc, pour avoir le poste de bagagiste, je dois montrer mon pénis ?
– Tout à fait Diddier. Ma demande est peut-être incongrue ou déplacée mais c’est une condition obligatoire et non négociable. Vous vous rendrez vite compte que le poste de bagagiste est très recherché et dans notre hôtel, encore plus.
Je baissais la tête pour réfléchir.
– Encore une fois, vous êtes libre de partir, Diddier. Je ne vous oblige en rien.
J’acquiesçais, toujours la tête dans mes chaussures. Partir était la meilleure des options. La plus sérieuse. Une part de moi me criait de partir. Mais la plus grande m’hurlait l’inverse. Vivre au crochet d’Agathe n’était pas mon souhait. C’était ce qui allait m’arrivait dans moins d’un mois si je ne trouvais pas une solution. Certes, il m’était possible de trouver ailleurs… enfin, c’était ce que je pensais… non ce que j’avais envie.
Après, un examen approfondi sur ma bite me mettait une pression. C’était la première fois que c’était un critère de sélection. Et si je ne réussissais pas ? Mon égo allait en prendre un coup. Un gros et ensuite la réflexion, sur Agathe, si je la satisfais, si… tellement d’impact…
Et cette deuxième condition ? Qu’allais-je devoir faire pour réussir cet entretien ?
– Et pour le deuxième critère ? demandais-je la voix légèrement tremblant.
– Nous verrons ça en temps et en heure. Pour l’instant… me sourit-elle aimablement.
Ce travail n’allait pas se présenter de sitôt. J’avais besoin de ce travail. Et puis, j’avais déjà montré ma bite en public. Légèrement tremblant, je me levais. Je fermais les yeux et défis ma ceinture. Je comptais intérieurement et descendis mon pantalon et boxer à dix.
Je regardais mon sexe qui commençait à bander. Puis une odeur de marée basse remonta à mes narines. Elle n’était pas forte mais elle était bien présente. L’image de moi qui me branlait, de mon liquide séminal qui s’écoulait, moi qui allais aux toilettes sans essuyer le gland. J’eu honte, un instant. Puis, la raison l’emporta. Je n’avais rien à perdre, à part ma dignité. Droit comme un piquet, je plaçais mes deux mains derrière mon dos.
– Voyons ça, Monsieur Laffont, dit-elle en se décollant de son bureau, s’approchant, un stylo à la main.
Le changement de ton était donné. Telle une prédatrice, elle s’accroupit à mes pieds. Dominée, elle me jeta un regard avec un sourire carnassier. C’était une habituée de ce genre d’entretien, à n’en pas douter. Elle prit son stylo et le passa sous la tige. Elle souleva ma queue et regarda mon prépuce. Puis, elle détailla mon chibre sous toute les coutures et huma le tout.
– Je peux toucher ?
J’acquiesçais, relevant la tête. Sa main toucha mes couilles et elle les prit dans sa paume. Elle les ferma et les serra quelque peu. Puis, elle relâcha le tout.
– Vraiment, vraiment bien, souffla-t-elle en passant l’index sur ma verge.
Puis, elle décalotta mon prépuce et observa mon gland. A nouveau, elle prit une inspiration. Elle lécha son index et le glissa dessus pour le gouter ensuite.
– Monsieur Laffont, vous êtes-vous branlé aujourd’hui ? me demanda-t-elle sans plus de cérémonie.
A nouveau, j’opinais de la tête sans la regarder. C’était difficile de me concentrer tellement ces caresses légères avaient de l’effet sur moi.
– Bien, vous avez raison. Il faut toujours être d’attaque. L’odeur n’est pas effroyable mais, il faudrait vous l’avez la queue après chaque éjaculation. C’est noté ?
– Oui, madame.
– Bien, maintenant, il va falloir bander.
A nouveau pris de court, je restais surpris par la demande. J’ouvris une première fois la bouche. Je la refermais puis l’ouvrit à nouveau.
– Dans ces circonstances, madame, je ne suis pas excité…
– Surprenant, souffla-t-elle sur ma queue. Au contraire, votre bite semble être excité.
Elle avait appuyé sur le dernier mot et s’amusait avec son stylo à aller d’avant en arrière.
– Timide ? Il ne faut pas, monsieur Laffont. J’ai vu de nombreux hommes qui bandaient. Je ne jugerai pas.
J’osais un regard vers mes pieds. La directrice me fixa du regard la mine légèrement de biais, avec une moue bien attrayante.
– Avez-vous besoin d’aide ? Je suis sur qu’après, ce sera plus facile.
Sans vraiment attendre une réponse, elle déboutonna son chemisier, laissant tomber son stylo. En dessous, rien, juste les montagnes de ses délices. Elle l’ouvrit bien large et comprima ses seins pour me montrer la faille du plaisir. Ses yeux avaient changé : ce n’était plus doux. C’était sexuel à la limite de la perversité. Elle amena ses deux mamelons près de ma verge. Elle attrapa ma bite et la plaça entre les deux. Mon glaive trouva le fourreau de ce trou de sein et elle commença à me branler. Elle tendit ses lèvres et laissa échapper de la salive sur mon gland. Elle étala avec ses seins et reprit son petit jeu.
J’eus du mal à contenir mes râles appréciateurs. La directrice savait parfaitement s’y prendre avec la branlette espagnole.
– C’est bien mieux ! ricana-t-elle quand mon pénis avait pris une bonne proportion.
Mon gland apparaissait et disparaissait entre ses seins. Elle pencha de la tête, la bouche ouverte, pour l’attraper. Elle comprima plus sa poitrine, faisant sortir la pulpe violacée de mon gland.
– C’est trop tentant, Diddier.
Elle libéra sa poitrine, attrapa ma verge de sa main et fourra ma queue dans la bouche. Surpris, je m’écriais mais Rachel continua son traitement. Vu sa technique et son assurance, c’était une professionnelle des fellations. Elle n’hésitait pas à me faire des gorges profondes. Heureusement, j’étais stressé et j’avais peur qu’une personne entre dans la chambre, sinon, j’aurai joui en moins de deux. Me poussant dans mes retranchements, je fixais la cheminée juste en face et je n’osais regarder la directrice me sucer.
A deux pas de la délivrance, elle ralentit la cadence et s’arrêta. Elle me cracha et me branla tout en regardant ma tige bien baveuse. Mes deux mains se trouvaient le long de mon corps et j’eus un instant l’envie de lui attraper la tête pour lui cracher mon foutre au fond de sa gorge.
Madame Fournier se releva, remit sa jupe et essuya la bave qu’elle avait aux coins des lèvres avec la manche de son chemisier. Elle reprit sa place, adossée à son bureau, regardant ma bite bien tendue.
– Monsieur Laffont, votre pénis correspond parfaitement au prérequis pour le poste de bagagiste. Votre endurance est remarquable. En temps normal, un homme aurait joui rapidement.
Elle passa son pouce et l’index aux deux extrémités de sa bouche et essuya ses lèvres inférieures. Son chemisier était toujours ouvert et recouvrait une bonne partie de ses seins. Pas tout et c’était sexy.
– C’était vraiment agréable. Il ne manque plus que le dernier détail.
Elle jeta un regard derrière elle. Puis, elle remonta sa jupe jusqu’à son ventre, laissant apparaitre son string. Elle s’assit sur le bureau et écarta largement les cuisses. Elle s’accouda au bureau et leva ses jambes. Puis, elle écarta le tissu du string laissa apparaitre une chatte bien poilue. Une de celle des anciennes actrices porno. L’une des lèvres était bien plus large que les autres et recouvrait une partie de la vulve. Son clitoris était bien là et bien gros, juste au-dessus.
– Montrez-moi vos talents de lécheurs, maintenant.
Je déglutis, les yeux rivés sur cette chatte. Et Agathe remonta à la surface de mon esprit. Un combat s’ensuivit entre Agathe et mon envie… mon envie ou mon désir de pouvoir subvenir à mes besoins. Une simple lèche était-ce de la tromperie ? Juste un coup de langue et rien d’autre ? Pas de pénétration. C’était un enfer de se retrouver face à ce plateau qui ne demandait qu’une chose, se faire déguster.
Rachel sentit mon hésitation. Elle déposa de la salive sur son index et majeur puis les apposa sur son bouton. Elle mugit.
– Monsieur Laffont, ma fellation m’a mis dans un état… légèrement hystérique.
Elle passa ses doigts, le long de sa fente pour écarter ses lèvres et me montrer la couleur rosée de son antre. Puis, elle se rentra ses deux doigts en elle et se doigta. Le bruit mouillé arriva à mes oreilles, me faisant perdre la tête.
– Monsieur Laffont, je suis prête, souffla-t-elle. Montrez-moi toute l’étendue de votre savoir.
La barrière était lâchée. Je la voulais en bouche. Je voulais ce gout dans ma bouche, sur ma langue et l’entendre gémir.
Je pris la chaise qui était à quelques centimètres de là et l’avança entre ses cuisses. Elle leva les jambes pour me laisser la place puis les déposa sur mes épaules quand je fus installé. A quelques centimètres, une vulve charnue de plaisir. Je reniflais cette odeur de femme. Bien plus corsée qu’Agathe, Rachel mouillait énormément. Juste au-dessus du clitoris, un bon filet de poil. Juste pour montrer la femme qu’elle était. La sensation d’être dans un film porno m’envahit et m’excita. J’attrapais ma bite tout en ouvrant la bouche.
Je fermais les yeux, imaginant la chatte d’Agathe et je gobais cette chatte. La saveur de cette femme m’envahit en quelques secondes à peine et j’étouffais un cri de plaisir. Comme possédé, j’apposais ma langue de haut en bas comme un chien affamé. Aspirer, sucer, lécher et titiller, je mélangeais les techniques pour me donner entièrement. La cyprine m’inondait la bouche et je reçus quelques jets par moment. Mon menton dégoulinait littéralement de mouille et goutait sur le sol.
Je m’empiffrais avec délectation et j’accélérais mes coups de langue. Passant ma main de libre, j’introduisis deux doigts dans sa chatte et la doigtais avec force. Rachel poussa des cris de plaisirs de plus en plus fort. Elle s’allongea sur son bureau, se touchant les seins. La jouissance au bout de mes phalanges, il ne manquait plus que mon ingrédient secret : un doigt dans le cul.
Aux portes de l’orgasme, j’introduisis mon annulaire dans son trou du cul. Et là, elle explosa instantanément. Son vagin comprima mes doigts en elle. Pendant de longues secondes, elle continuait de s’époumoner pour enfin se calmer. Je me retirais de ce délice. Un long filet de mouille accompagna mon index. Je le pris en bouche et dégusta. Puis tout en m’installant dans mon siège, j’observais mon œuvre. Secouée de tremblements, Rachel avait du mal à retrouver pied avec la réalité.
– Monsieur Laffont, souffla-t-elle. Votre expertise va bien au-delà de toutes espérances.
Elle s’assit, puis se releva, légèrement instable. Elle s’accola à nouveau à son bureau pour se reprendre.
– Au vu de notre entretien et de ces débouchées, nous devons collaborer ensemble.
– Merci, madame, répondis-je légèrement gêné.
– Bien…
La directrice remit son string en place, tout en mesurant le taux d’humidité de sa chatte. Satisfaite, elle plissa sa jupe et me regarda à nouveau.
– Monsieur Laffont, si vous le voulez toujours, nous vous attendons, lundi à 9 heures. Vous recevrez d’ici là, une promesse d’embauche par courriel ainsi que l’adresse pour l’entrée de service.
– Bien madame.
Je me levais et repris ma veste, toujours en bouche, cette femme et sa cyprine.
– Diddier ? Il faut que vous soyez propre. Une bite sale peut être demander par notre clientèle mais la rigueur est une chose importante dans notre hôtel. Une inspection pourrait être faite à tout moment. Suis-je clair ?
– Bien entendu, madame. Je vous souhaite une bonne journée.
Droit comme un « i », j’attendais sa réponse. Dans ses yeux, j’y lisais la malice. Vérifiait-elle vraiment les queues ? Surement au grès de ses envies. Elle rigola avec une once de moquerie.
– Monsieur Laffont, avant de sortir, veuillez à ranger votre engin. Vous n’allez surement effrayer personne. Plutôt l’inverse. Mais la discrétion est de mise dans mon hôtel.
Je baissais la tête et vis ma bite qui était toujours à l’air et bien bandante.
– Oh… euh…excusez-moi.
Gauchement, j’essayais de ranger mon bazar dans le pantalon, sans vraiment y arriver. Madame Fournier vint à mon aide et s’accroupit à mes pieds.
– Vous n’allez tout de même pas partir comme ça, murmura-t-elle.
Au lieu de fermer mon pantalon, elle le descendit, agrippa ma verge et l’engloutit d’un trait. Elle me pompa adroitement ma bite, me caressant les couilles de son autre main. Alternant entre suçotement et gorge profonde, tapant sur sa glotte, en une minute à peine, je lui éjaculais tout mon foutre au fond de sa bouche. J’agrippais sa tête et poussa un long râle de libération. Deux jours sans jouir, c’était comme si c’était une semaine sans baiser. Malgré le déluge, elle continua de presser le mandrin pour en sortir tout le jus. Elle me nettoya le gland pendant une bonne minute avant de s’extasier de son travail. Elle rangea mon sexe avec prudence et reprit sa place derrière son bureau. Elle prit son sac à main sur le côté et en sortit un miroir portatif. Elle y regarda son reflet et récupéra les dernières gouttes de semences qui s’étaient faites la malle durant sa fellation. Puis, elle se lécha les doigts comme si elle s’était régalée d’un bon repas.
– Vous avez bon goût, Monsieur Laffont. Vous pouvez y aller !
Elle referma le clapet de son miroir et me fixa. Toujours sur le coup de l’émotion, je virais à trois cents soixante degrés et gagna la sortie de la chambre. Devant la porte, j’essayais de remettre ma chemise dans mon pantalon. En vain. J’ouvris la porte.
– Lundi, 9h, mon bouffeur de chatte, entendis-je derrière mon dos.
– A lundi, Madame Fournier.
Je sortis et referma rapidement la porte. Dans le couloir, il n’y avait personne et je m’adossais au mur d’en face pour réaliser. Je pris mon téléphone. Un message d’Agathe. En à peine une heure, j’étais passé du mec sans emploi au futur travailleur du sexe… et surtout, j’avais trahi Agathe. Était-ce mal ? L’avais-je vraiment trompé vu qu’il n’y avait pas eu de pénétration ?
Je pouffais d’exaspération. J’essayais de me chercher des excuses alors que les faits étaient là. J’avais bouffé une chatte, une femme m’avait sucé : j’étais coupable. Point.
Mais pour mon bien, celui d’Agathe, je devais me taire. Pour nous.