Pousser. Tendre. Plier. Ramener.
Une fois. Deux… Puis dix.
Souffle. Court. Ample.
Une minute de répit. Je fixe la barre. Elle en impose autant que la mienne.
Je recommence. C’est dur. Intense. J’ai du mal à suivre le rythme.
Comme à chaque séance.
La rançon de la gloire…enfin, le prix à payer pour être en forme.
Beaux pour le commun des mortels. Acceptable pour moi. L’entraînement me fait du bien au cœur. Bien à la tête.
Quatrième série, je suis vidé. Enfin pas dans le sens voulu.
Au contraire, je suis en forme. Je n’arrête pas de penser à Elle.
Qui Elle ? Toutes les Elles. Celles qui me font vibrer ! Celles que je possède ! Celles qui me font bander comme un âne !
La femme.
Le Elle que je n’arrive jamais à me défaire.
Le Elle qui me prend aux tripes et me poussent à des insanités.
Le Elle qui me fait sentir animal.
Le Elle qui me fait envie. Qui me fait sentir vivant quand je suis en Elle.
Le Elle qui me fait sentir moi.
Mon reflet me sourit. La crampe que je voulais détendre en allant à la salle de sport est bien là. Plus qu’avant.
Je soupire et regarde les autres. Les mêmes animaux qui se musclent pour plaire. Ou alors pour détendre une crampe.
Je n’en sais rien. Je m’en fous. Chacun sa galère. J’ai la mienne et elle est lourde. Remplie à ras bord de sperme bien chaud.
Je veux juste me vider. Larguer tout le superflu que j’ai en trop. Depuis ce matin, je suis une bite sur pattes qui ne pense qu’à baiser.
Je pourrais utiliser la main. Me libérer un peu.
Impossible. Si. Mais pas assez. Le coup de poignet n’est pas suffisant. Il me faut Elle. En Elle. Sur Elle.
Je continue les enchaînements jusqu’à épuisement. Physique.
Une heure et demi de musculation, je n’ai plus de bras. D’avant-bras. De pectoraux. D’énergie pour continuer à soulever de la fonte.
En bas, ma queue même si elle se cache, elle n’attend qu’une caresse d’Elle. D’une mise en bouche d’Elle. D’un renfoncement pour s’enfoncer en Elle.
Le reflet me montre un homme confiant, fière de sa stature. C’est bon pour aujourd’hui. J’ai fait le job. J’aime mon image. Moins l’envie envahissante de me purger.
Je sors. Je cours pour rentrer. Pour essayer par n’importe quel moyen de ne plus penser à Elle. Nue. Timide. Farouche. Contrit. Remplie…
C’est difficile. Dur. Le tissu sur ma verge me tend. Me fend d’un plaisir étrange.
Dix minutes encore intenses, je suis devant l’ascenseur. Je reprends mon souffle après cette course effrénée.
Je descends la tête. Passe la main sur mon short. Courant électrique. La caresse est bonne.
Les portes s’ouvrent. Elle est là. Ma voisine. Elle me sourit. Son rouge à lèvre entoure cette volupté et laisse apercevoir le bonheur.
– Bonjour Max ! Au sport ? me demanda-t-elle, espièglement.
– Bonjour Sarah ! Comment as-tu deviné ? rigole-je.
Elle se réjouit aussi de cette déferlante de phéromones que je lui balance en pleine face. Ses petites rides aux coins des yeux m’attirent. Sa bouche s’entrouvre. Ma queue s’engouffre. Je frisonne.
Je fantasme. Je ferme les yeux pour enlever ses images. Son parfum m’arrive aux narines. Léger. Subtil. Il m’assomme un peu plus. Je vois son corps. Nue. Transpirant son odeur de chienne en chaleur.
– Je suis observatrice ! minaude-t-elle.
Son regard me détaille, me fouille à la recherche de ce petit quelque chose qu’elle n’ose avouer. Ses yeux s’arrêtent. En plein milieu. Elle a vu. Elle rougit et détourne le regard.
– Ah oui ! essaye-je de détourner la conversation, gêné. J’y suis allé fort.
Elle murmure quelque chose. « Pas assez » ? Le doute plane. Mon envie atterrit.
Les portes s’ouvrent. Elle sort. Je la suis. Heureusement. J’étais à deux doigts de…
Sarah parle devant sa porte. Longtemps. De tout et de rien, je la mate sous toutes les coutures de ses formes. Elle le sent. Elle se pavane. Malgré les 15 ans qui nous sépare, elle mérite de se faire chevauchée à grand coup de bourrins. Dure et intense, juste pour revoir cette bouche s’entrouvrir de plaisir. Et ce cri libérateur quand mon foutre ira se coincer au plus profond de ses entrailles.
– Oula, il faut que j’y aille. Une réunion dans 5 minutes, intervient-elle en regardant l’heure sur son portable.
Elle me coupe tout court dans ma rêverie. Je rentre non sans une bise appuyée. Elle mérite plus… bien, bien plus.
Ma pause du midi devait m’apporter délivrance. Elle ne m’a amené que frustration.
Je me déshabille et rentre rapidement sous la douche.
L’eau chaude me détend. Un cours un instant.
Elle revient. Elle me prend. Elle me hante.
Ses yeux. Son sourire. Sa bouche. Sa langue. Mon sperme qui coule de ce trou à bonheur.
Ma main descend et me touche la queue. J’appuie la caresse pour arriver enfin à quelque chose. Mon autre moi attouche mes couilles. Mes boules bien larges et bien pleines qui n’attendent qu’une chose: se vider.
J’astique sous le jet intempestif de l’eau. J’accélère. Je crie. J’exulte face aux images qui m’assaillent. Mais rien ne sort. Rien.
Ma bite est là et ne descend pas.
Je sors de ma prison d’eau et prend un moment pour me reprendre.
Juste en face, la glace me renvoie ce regard dur et froid.
Et si. Et si…peut être. Oui, peut être que…
Je prends ma serviette et l’enroule autour de la taille. Il ne m’en faut pas plus. J’ai tout ce qu’il faut. Je sors sur le palier.
En une dizaine d’enjambées, je suis devant. Je frappe. J’attends.
Elle ouvre. Sa bouche fine me fait un sourire. Dans la posture, son chemisier se tend laissant une poitrine bien moelleuse. Je m’emballe en un quart de seconde.
– Maxime ? Ça va ? s’inquiète-t-elle, me voyant à moitié nu, dans le couloir.
– Oui, oui ! je me reprends. Tu peux m’aider ?
– Tu n’as plus d’eau chaude ? demande-t-elle en détaillant mon torse.
Je réfléchis. Je souris. Si seulement…
– On rentre ? je la brusque en m’avançant, la collant un peu plus.
Sa peau est chaude et douce. J’imagine l’auréole de ses tétons bien sombres et charnus prêt à être pincer pour l’entendre crier.
– Je suis en réunion… murmure-t-elle.
Vu mon air décidé, elle abdique, rapidement. Son regard flirte avec ma serviette. Elle a raison. Je suis tendu.
Je pénètre… dans son appartement. Directement dans son salon. Elle referme la porte et pose son index sur la bouche. Ses yeux pétillent de malice. Elle va voir mon côté sournois et ne va pas comprendre.
Sur la table basse, juste en face du canapé, son ordinateur. Des gens parlent. D’un pas furtif, elle appuie sur un bouton et se relève.
– C’est bon, rigole-t-elle. On peut parler. Que se passe-t-il ?
J’enlève la serviette libérant quelque peu mon embonpoint et lui montre ma bite turgescente.
– J’ai besoin de ton aide, lui dis-je, en me branlant avec assurance.
Ses yeux descendent rapidement sur mon sexe. Elle scrute mais remonte vite. Elle met la main devant la bouche. Surprise ? Ou envieuse ?
– Mais enfin…Maxime, tu…
– Si. Libère moi ! je m’écrie, en longeant ma verge avec plus de force.
Je m’approche d’elle et lui caresse le bras. Elle ferme les yeux et se laisse aller à ma chaleur.
– Mais, je ne peux pas… murmure-t-elle
– Mais si…tu seras parfaite, je réponds sur le même ton.
Elle ouvre les yeux, sa main droite se tendant vers ma queue. Elle la frôle et la touche du bout du doigt. Je soupire.
– Tu dois vraiment avoir besoin si tu ne peux pas attendre…
– Si tu savais, je la coupe.
Elle ouvre les yeux. Il n’y a plus de doute. Il y a bien plus. De l’envie.
Elle se met à genoux…entre mes cuisses. A côté, des gens parlent. En face. Le silence. Ma sentence. Ma délivrance.
Elle touche doucement, elle caresse et murmure.
– J’ai eu envie de toi, tellement de fois.
C’est bon ce qu’elle me fait. Elle s’amourache de mon sexe. Le papouille. La pression est forte tout en diminuant. Un délicieux mélange de bien et de mal.
Je me retiens de lui violer la main. De lui prendre la bouche comme un forcené. D’y aller pour ne plus revenir en arrière. Juste être là.
Elle lèche la tige du bas des couilles jusqu’en haut du gland. Elle suçote le bout comme un glaçon qui fond. Elle gazouille en branlant mon membre, sa bouche embrassant langoureusement mon gland. Si elle continue…
C’est le but…mais…mais…
Puis, elle ouvre la bouche. Le fantasme devient réalité. La chaleur et la pression enveloppent ma verge doucement.
Elle prend soin de prendre son temps. De branler toute en longueur ma crampe qui se décrispe au fur et à mesure.
– Vide toi dans ma bouche, souffla-t-elle. Donne-moi tout, s’il te plaît.
Elle me demande. Me supplie avec ses yeux. Elle continue. Je n’ose pas.
L’envie de lui prendre la tête. De lui tringler la bouche n’est pas là.
Elle veut réellement me libérer. Je me laisse transporter, ne cherchant plus à contrôler.
Je ferme les yeux et laisse mon envie, mon plaisir m’envahir jusqu’à prendre la moindre parcelle de mes cellules.
L’approche est là. Le point. La ligne. Le saut.
Je crie. J’exulte. J’éjacule.
Elle suce. Elle bouffe. Elle gobe ce foutre qui va au fond de sa gorge.
Elle continue. Elle sait. Elle veut tout ce qu’il y a pour me soulager jusqu’à la prochaine fois.
Comme une déferlante, la pression diminue. Lentement. Très lentement.
Je souffle. Elle me montre sa glotte. Vide. Comme mes bourses.
– Eh bien voilà, souffla-t-elle. Tu en avais bien besoin.
Elle se lève et me remet la serviette autour de la taille, regardant mon torse.
– Merci…tu m’as bien pompé, je réussis à dire.
– J’aime sucer alors n’hésite pas.
– A ?
– A venir te vider les couilles… C’est avec grand plaisir que je m’occuperai de toi.
– Je risque de venir souvent, je souris.
– D’autant plus. On changera de méthode alors.
Elle laisse sa phrase en suspens et se touche l’entre jambes. Là où son plaisir doit être inondé. J’avance pour continuer. Pour la libérer à mon tour.
Elle me pousse. Elle me ramène à la porte. Je sors. Elle me touche le cul.
– Bon après-midi, me dit-elle. Je suis là jusqu’à 18h…
Elle referme la porte. Je rentre chez moi. Mon téléphone a un message.
« Mon amour ! Comment fut ta matinée ? Une petite branlette ? »
Si elle savait. Une bonne purge et je pense y retourner avant la fin de la journée.
C’est bon d’avoir une vide couille à porter de main, non ?