Lundi, au niveau du parking en face de chez moi, j’attendais patiemment. Il n’y avait pas grand monde. Normal à trois heures du matin, il ne restait que les poivrots et les chats. Adam et Michel étaient en retard pour ne pas changer.
J’étais fébrile. La veille, le réveil à quatorze heures avait été dure. La tête dans le cul, Agathe avait été dans mes songes et ne pas savoir quoi faire me rongeait.
Dans la foulée, j’avais appelé Yvan pour m’aider. Ce n’était pas vraiment la première option mais Adam et Michel ne répondaient pas. Et dans le désarroi dans lequel j’étais…
– Sextote là, me dit-il tout simplement Yvan. Tu commences doucement, tu la préviens que tu pars en vacances et qu’à ton retour, tu aimerais bien lui montrer tous tes talents.
Je rigolais. C’était facile pour lui. Toujours au même endroit…
– Et après ? Pendant une semaine, je la chauffe ? demandais-je.
– Ba oui ! C’est ça qui est bon. Et puis, tu baises aussi. T’inquiète, elle fera pareil.
– Oui, je n’en doute pas. Merci de me rassurer…
– Toujours là pour toi, Diddier.
Il n’avait pas saisi l’ironie. Je coupais court à la conversation et me retrouvais au point de départ.
Comme si Adam et Michel avaient discuté de leur côté, ils m’envoyèrent un rapide message en même temps. Pour eux, nous avions largement le temps des vacances pour discuter de « mon cas ».
J’avais juste à attendre quelques heures, ce n’était pas long… Non, c’était bien pire.
Je n’avais pas dormi de la nuit et j’attendais dans la fraicheur du matin que mes deux comparses arrivent. Dix minutes plus tard, j’embarquais dans un silence complet. Adam dormait et je n’étais pas d’humeur à discuter.
A huit heures, Michel s’arrêta dans une station services pour prendre un café et faire le plein.
– Bon, je lui envoie un message ? demandais-je doucement, après un long silence.
– A qui ? m’interrogea Adam, le sourire au coin.
– Agathe, souffla Michel, la même moquerie dans la voix.
– Ah…pardon, Diddi. Franchement, vous avez passé un bon moment ensemble, c’est tout. Maintenant, c’est fini.
– Mais elle m’a laissée son numéro. Ça veut dire quelque chose, non ? me défendis-je.
– Ça ne veut rien dire ! s’exclamèrent mes deux amis en même temps.
Ils éclatèrent de rire et se checkèrent la main comme ils avaient l’habitude de faire.
– Sharon m’a laissée aussi son numéro, m’apprit Michel. Mais bon, on sait tous les deux que c’était juste pour le fun. Je la relancerai en revenant pour un autre moment. Voilà tout.
– Ah… J’ai senti une sorte de connexions entre nous, murmurais-je.
Adam me donna un petit coup de poing dans l’épaule.
– Oui, oui, tu l’as bien connectée, ricana-t-il.
– Ne fais pas ta fille, rigola Michel. Si tu lui envoies un message, elle va croire que tu es accro.
Il y eut un long silence. Adam finit son café et jeta son gobelet.
– On y va ? Il nous reste encore de la route, dit Adam.
La conversation à propos d’Agathe était finie. Pour eux, c’était juste un coup de queue et voilà tout.
Mais j’avais une sorte de pressentiment intense.
La suite du trajet fut oubliable. Entre bouchon et quelques blagues de gamins, nous arrivions en milieu d’après-midi au camping des « Jeunos » avec un soleil resplendissant. C’était le camping pour les jeunes qui aimaient les apéros. Sympa le nom…non?
C’était Adam qui avait dégoté ce camping. D’après, un de ces collègues, il n’y avait que des célibataires entre 20 et 35 ans. Et là-bas, c’était chaud. Ça baisait de partout à tout bout de champs. Après, avec les bons plans d’Adam, c’était qu’ils n’étaient pas toujours fiables.
Je n’étais pas vraiment un grand fan de ce genre d’endroit. Ce n’était pas que je n’aimais pas, juste un manque de confiance. Mais les deux ne m’avaient clairement pas laissés le choix.
Nous arrivâmes à la réception du camping, tous les trois, dans une vive discussion.
– Bonjour Messieurs, bienvenue au camping les Jeunos, nous accueillit la réceptionniste.
Comme des gars dans la vingtaine, nous nous arrêtâmes devant le petit model brune qui nous avait interpellé. Avec son petit piercing, au coin de la lèvre et de l’arcade, des cils long comme le Golden Gate, elle paraissait être la mère maquerelle d’une maison close.
– Bonjour… ? commença Adam avec son air de dragueur.
– Stéphanie, répondit-elle avec un grand sourire.
– Bonjour Stéphanie. Nous avons réservé un petit coin de paradis dans le camping.
– Juste un petit coin pour ces trois beaux messieurs ?
Je ricanais comme un con face à cette réplique des plus mielleuses. La réceptionniste me lança un regard des plus aguichant, me désarçonnant au passage.
– Pour l’instant, oui. Mais si tu nous rejoins ça peut changer, rajouta Adam pour me sauver.
Elle ne me quitta pas des yeux et j’en fis de même. L’intensité de son regard me fit vriller. J’avais envie d’elle. Elle me tira la langue, montrant à la dérober, son piercing à la langue, puis revint sur Adam.
– Alors, voici votre petit coin.
Elle sortit une carte du camping et montra l’emplacement où nous allions camper pour la semaine qui allait venir.
Nous repartîmes l’esprit quelque peu échauffer.
– C’était quoi Diddi ? éclata de rire Adam en montant sa tente.
– Je n’en sais rien, répondis-je dans le même ton. Sa phrase était tellement clichée. Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.
– En tout cas, elle nous kiffe bien, rajouta Michel.
– Plus moi, taquina Adam.
Et ce fut un combat de coq qui s’ensuivit et j’étais de la partie. Ça me faisait un bien fou d’être là et de ne plus penser à … Agathe.
Une heure plus tard, les tentes étaient montées et nous étions fin prêt pour aller piquer une tête.
Mais pour être clair dans mes baskets, je devais faire quelque chose, contre l’avis de mes deux meilleurs amis.
Sur la chaise de camping, je préparais mon message. J’hésitais et essayais toutes les tournures de phrases inimaginables. Au bout d’un quart d’heure, c’était bon.
D : Bonjour Agathe, C’est Diddier, avec deux D ! Comment vas-tu ? Bien ? Je suis en vacances pendant la prochaine semaine et je me disais que ça serait cool si on se revoyait à mon retour. Enfin, si tu veux 😊
La logique du court et concis, il faudrait y repasser. Et la confiance… non plus, mais c’était du Diddier à cent pour cent. Et au moins, je ne disais rien de compromettant.
J’appuyais sur envoyer, la boule au ventre. C’était fait et au pire, je me prenais un vent. Au mieux, je revoyais Agathe. L’un dans l’autre, les vacances se profilaient.
Je levais la tête. Adam et Michel s’étaient éclipsés me laissant le reste du bordel à ranger. Mon téléphone vibra. Mon cœur faillit louper le coche. Plus l’espoir s’envola rapidement. C’était Michel.
M : On est parti se balader. Au cas où tu te demandais. On se retrouve à la piscine ?
Je souris. Les deux n’avaient pas perdu de temps et c’était lancé corps et âme dans leur chasse suite au pari bidon de lever le plus de nanas possibles durant notre semaine de vacances. Les deux n’avaient même pas essayé de me convaincre, ma tronche avait eu raison de leur engouement. Mon cœur était ailleurs. Et surtout ma bite.
Je me changeais rapidement pour me mettre en maillot de bain afin de profiter de la piscine. Bon…elle n’était pas grande mais assez pour faire quelques longueurs. Étrangement, vu l’heure, il n’y avait pas grand monde malgré le bar et la musique ambiante. Je me retrouvais bien vite seul, un verre à la main, allongé sur un transat. Il ne fallait rien de plus pour bien commencer des vacances reposantes.
Je fermais les yeux, l’alcool faisant petit à petit effet. Mon esprit s’égara rapidement pour revenir à… Agathe. A son corps, sa poitrine, ses fesses. J’avais envie d’elle, bien plus qu’un simple coup de cœur et la peur m’envahit.
Des éclats de rires me sortirent de mes songes, dans un état second. Adam et Michel arrivaient, une nana à leurs bras. Et ma première question me démangea : comment avaient-ils réussis en si peu de temps ? Certes, nous nous trouvions dans un camping de jeunes avec principalement que des célibataires. Mais tout de même. Les nanas étaient jolies et sexy, rien à voir avec des pouffes qui voulaient boire à l’œil.
Étonnement, Michel n’était pas à l’aise et regardait partout, sauf sa cavalière. Ils me virent et vinrent à ma rencontre. Pendant qu’Adam allait au bar avec les deux demoiselles, Michel vint à mon transat et s’installa, la mine confuse.
– Tout va bien ? demandais-je, la tête toujours dans le brouillard.
– Oui, oui…euh…en fait. Sharon m’a écrit.
– Ah… c’est bien, non ?
– Oui, oui. C’est juste que…bref. Charlène est sympa mais là. Je te présente ?
Je levais la tête. Adam était accoudé au bar, les deux demoiselles aussi. Je regardais ces deux trophées et de voir, ces deux petits culs se dandiner me tourna la tête.
– Je le fais pour toi alors !
– Je ne veux pas merder avec Sharon. Elle aimerait me revoir et moi aussi.
Et que devais-je dire ? Avec Agathe, c’était…sans nouvelle mais l’espoir était bien là. Notre connexion, je ne pouvais pas l’avoir rêvé.
Le groupe de trois revinrent avec des verres à la main. Charlène et son amie étaient magnifiques. Taille fine, poitrine de rêve et hanches assez larges pour s’amuser, aucune n’arrivait à la cheville d’Agathe.
Aucune.
Elles n’avaient ni le charme, ni la coquinerie sous-jacente d’Agathe. Juste des coquilles vides… Michel se leva et prit un verre d’Adam et un de Charlène. Il m’en tendit un et je le pris comme un automate.
– Charlène, je te présente Diddier, commença-t-il.
Légèrement imbibé, j’eus du mal à me lever ce qui fit ricaner le bon monde. Elle vint s’installer à côté et me tendit son verre.
– Enchantée Didier !
– Enchanté Charlène, murmurais-je en trinquant mon verre. C’est Diddier avec deux D.
Il y eut un blanc. Le pire. Celui de la gêne. Puis, elle ricana et but dans son verre. Je fis de même et la chaleur de l’alcool me réchauffa.
– D’accord, Diddier avec deux D ! rajouta-t-elle.
– Ça fait longtemps que vous êtes là ? demandais-je fébrilement.
– Une semaine, dit-elle en bougeant aux rythmes de la musique. Et toi ?
– Cette aprem…
Je bus une autre gorgée, m’encotonnant un peu plus. L’esprit embué, j’essayais de suivre la suite. Mais c’était trop tard, la machine était lancée et mes deux potes ne se privèrent pas de me noyer dans l’alcool.
**
Chaleur, moiteurs et suffocation.
Les oiseaux pinaillaient et le soleil éblouissait la toile. Je me réveillais, la tête dans un étau, la bouche pâteuse et sans pantalon et sans boxer. Je tournais la tête rapidement. Trop rapide, ma tête m’élança.
Je fermais les yeux et les ouvrit. Seul. Je soufflais, rassuré.
Je cherchais dans mon petit espace de quoi m’habiller et tomba sur ma valise. Pèle mêle, je pris mon short de bain et sortis de là, d’un pas hésitant.
Dehors, la vie grouillait. Les gens marchaient, discutaient et rigolaient. Michel était installé sur la table de pique-nique, un café dans une main, son téléphone portable dans l’autre. Je m’installais en face. Il ne bougea pas d’un iota.
– Salut, lançais-je. Bien dormi ?
– Hein ? dit-il en levant la tête de son téléphone, les yeux légèrement rouges.
– Bien dormi ?
– Ah…euh… avec mon voisin de tente, pas vraiment, ricana-t-il.
D’un mouvement de tête, il montra la tante d’Adam. La fine toile de la tente vibrait, puis des gémissements s’échappèrent de là, par intermittence. La voix d’Adam nous parvint légèrement étouffer.
– … tu…cher !
– Toute… la …putain… de nuit ! souffla Michel.
Je me retins de rire et détourna la tête. Des petits culs en pagaille allaient et venaient, dans le camping. C’était assez plaisant à voir de bon matin.
– Au moins, je n’ai rien entendu, souris-je.
– Vu la soirée, ça ne m’étonne à peine. Tu nous as surpris avec Adam.
– Qu’est-ce que…
J’avais du mal à finir ma phrase, la peur me tiraillant. Je me levais et fouilla dans la tente. Après cinq minutes de recherche, je mis enfin la main sur mon téléphone. Aucun message d’Agathe et… aucun de mon côte. Michel était goguenard.
– Raconte, merde, m’écriais-je, la gorge prise par une méchante envie d’exploser. Qu’ai-je fait ?
– Il faut que tu viennes près de moi, dit-il d’un air conspirateur, en tapotant sur le siège juste à côté de lui.
Je m’installais et il ouvrit l’écran de son téléphone. Et avant de continuer, il me conta mes exploits.
Avec Charlène, le courant était vraiment bien passé. Nous avions bien rigolé et plaisanter.
– A chaque fois que tu ouvrais la bouche pour parler d’Agathe, Adam intervenait et te remplissait ton verre.
– Ah… à ce point ?
– Oui, à ce point. Un moment, tu t’es levé et je t’ai aidé à ne pas te casser la gueule. Complétement torché. Charlène m’a bien aidé et on t’a installé sur un transat. Elle était au petit soin avec toi… vraiment.
Il me montra son écran où une vidéo se lança. J’étais allongé sur le transat et Charlène était en train de me sucer la queue. D’un mouvement de tête et de main appliqué, elle prenait soin de ma verge. Dans un état second, je maugréais des paroles inintelligibles. Michel reprit son téléphone et arrêta la vidéo.
– Elle est vraiment douée et dans ton état, tu étais…vraiment chaud.
– La vidéo continue ? demandais-je, sentant le rouge me monter au visage.
Il explosa de rire et acquiesça. Le salaud, il avait joué les paparazzis et ne m’avait pas loupé. A mon grand désespoir…
– Bon, j’ai arrêté au bout de cinq minutes… pour prendre des photos. Je préfère, se moqua-t-il.
Il me montra une autre vidéo. J’étais debout, les deux jambes de part et d’autre du transat, la main derrière la tête de Charlène. Elle se tenait à mon bassin et suçait comme une pompe.
La vidéo continuait. Dans mon état, je n’étais vraiment pas tendre. Je lui pris la tête en étau et enserra ma prise et la poussa vers mon bassin. Elle s’enfonça toute ma queue jusqu’au fond de la gorge. Elle devint toute rouge et je lâchais la prise. Elle me recrachait, la salive à la bouche, les yeux larmoyants. Elle ricana tout en me branlant. Comme si c’était un jeu, elle continua avec plus d’énergie.
Derrière, Adam se faisait aussi cajoler et il faisait des signes à Michel vers moi. Lui qui n’était pas très fan des films, il était un personnage secondaire des plus démonstratifs.
– Diddier, tu sais y faire quand tu es bourré ! Tu as fait ton salaud et…elle redemandait, m’avoua Michel en reprenant son téléphone.
– Et toi ? Tu n’as pas…
– Naann…
– Même pas un peu ?
Il secoua la tête fermement la tête. C’était étrange de le voir dans cet état-là. Lui qui avait choisi ce camping pour le côté « baise », il se retrouvait bien sage.
– Bon, je t’ai menti, j’ai pris d’autres vidéos…
La chaleur bien que supportable en cette matinée, la température prit un coup quand il me montra la suite.
– Comme Adam et toi aviez chaud, vous avez décidé de continuer à la plage, murmura Michel.
Le pire était à venir, c’était inévitable. La culpabilité me rongeait. En moins de 24 heures, j’avais déjà trompé Agathe et pas à demi-mesure. La vidéo débuta dans une pénombre avec en bruit de fond la mer et ressac. En avant, des femmes qui gémissaient intensément. La caméra s’approcha et la lumière fut. Dans un mélange de projet « Blairwitch » et de porno tourné au poing, j’étais en squatte au-dessus de Charlène… ou de la nana d’Adam. Je n’arrivais pas à discerner. En tout cas, ma queue allait et venait dans une femme qui prenait plaisir à mon traitement. C’était étrange et déroutant de me voir de cette manière. C’était même excitant.
Michel tourna son objectif. Adam était plus sage. Allongé sur le sable, la jeune femme le chevauchait et se ruait comme une cowgirl. Michel s’approcha des deux et regarda le mouvement intense de la pénétration. C’était un film amateur en pleine nuit mais assez excitant. J’essayais de voir si Adam la prenait par devant ou par derrière. La vidéo s’arrêta. Le mystère restera entier.
– Mec, tu l’as bourré comme une chienne. Elle a pris cher et elle a kiffé ça.
– Super ! Et après…
Michel détourna la tête et rigola. Il reprit son téléphone, appuya dessus plusieurs fois avant de me le présenter. Il avait une dernière vidéo, le petit con. Dessus, les deux jeunes femmes tout sourire, la lumière du flash dans les yeux.
– Ça vient, s’écria Adam.
Il y eut un jet, puis un second qui atterrit sur l’une d’elle. Ma bite apparut à l’écran et Charlène affamée me suça férocement. Elle s’écarta sentant le moment venir. Comme un pompier qui arrose un feu, j’inondais de mon foutre ses deux visages poupins. Puis, les deux jeunes femmes rigolèrent et s’embrassèrent tout en se léchant. La vidéo s’arrêta.
J’étais sans voix, le garrot entre les jambes. Je ne savais plus où me mettre et Michel se repassa plusieurs la vidéo.
– J’hésite à poster ça sur…
– Non, tu ne fais rien du tout, m’étouffais-je.
– Ouai, ouai.
– Et après ?
– On est rentré tranquille. Tu étais dans un état assez marrant. Pas facile de te suivre. Agathe revenez souvent dans ta bouche. Je t’ai couché, puis moi aussi.
– Et Adam ?
Michel secoua des épaules et montra la tente. C’était redevenu calme.
J’essayais de remettre de l’ordre dans ma tête. Je pris mon téléphone et vérifia à nouveau s’il n’y avait aucun message. Sur ce point, aucun. Donc techniquement, je n’étais pas en couple officiellement… Je ne pus me retenir de ricaner. C’était une pensée de connard. C’était bas et je n’avais rien d’autre à quoi me raccrocher.
Puis, d’un coup d’un seul, tout s’activa derrière le tissu mince de la toile d’Adam. Il y eut des râles intenses, un petit cri puis plus rien. Deux minutes plus tard, la toile s’ouvrit et une blonde sortit. C’était Charlène. Elle me vit et resta interdit puis finit de se rhabiller avant de s’enfuir sans un regard en arrière.
Adam sortit, le sourire aux lèvres et s’étira de tout son long en poussant un gémissement bien guttural.
– Ça c’est un début de vacances, sourit-il.
– Tu ne perds pas le nord, lui dis-je quand il s’installa à la table de pique-nique.
– Je devrais ? Sa pote est partie alors que j’étais bien chaud. Et malgré ta bourrade, elle en voulait encore un peu. Je lui ai juste donné ce qu’elle voulait.
– Quel bon samaritain !
– Merci !
Et nous rigolâmes de bons cœurs face à cette mise en bouche surprenante.
**
En à peine une journée, notre réputation de chauds lapins avait fait le tour du camping. Pour le plus grand plaisir d’Adam. Pendant toute la journée, à une distance raisonnable, ce fut un défilé de demoiselles des plus alléchantes. Quelques-unes en profitaient pour venir discuter avec nous, avec des maillots de bains à la limite de l’indécence. J’avais chaud. Et surtout, j’avais envie.
Et puis, après une phase de repérage, la phase d’approche. Des nanas, de différentes nationalités, de différents âges vinrent à notre emplacement. A peine un cache sexe entre les cuisses, les jeunes femmes n’hésitaient pas à nous faire du rentre dedans pour prendre leur dose de sexe. Dans le bain jusqu’aux couilles, Adam prenait un malin plaisir à faire du rentre dedans, prenant tour à tour, les numéros de téléphone. Dans un premier temps, Michel avait joué le jeu puis son téléphone le rappela à l’ordre. Il s’éloigna de toute cette foule pour se retrouver en tête à tête avec son anglaise. Lui qui n’en manquait pas une pour se faire plaisir, il se retrouvait…amoureux ? C’était étrange.
De mon côté, j’essayais de ne pas tomber dans la spirale. Ma performance avait fait des émules et les attouchements furent nombreux. Trop à mon gout pour résister. C’était tellement tentant et tellement difficile de résister. J’essayais à mon tour de plonger à l’autre bout de la France mais Agathe était aux abonnés absents. J’avais envie d’elle et je résistais à lui envoyer d’autre messages. De mon montrer un peu plus rentre dedans. J’hésitais.
Deux jours…deux pauvres petits jours me suffirent pour m’enfoncer un peu plus loin. J’avais résisté pendant qu’Adam enchainait les conquêtes. C’était frustrant mais je croyais en Agathe. En notre histoire.
Je me retrouvais à la douche, tard le soir. Après une journée farniente, j’avais besoin de me laver de toutes ses pensées. Toujours dans les nuages, à la recherche d’un point d’ancrage à Paris, j’oubliais de fermer le loquet de la douche.
Je fermais les yeux, enclenchais le robinet et la douche me balança sa chaleur sur mon corps. La porte derrière moi s’ouvrit et se referma. J’ouvris les yeux et fut face à une jeune femme.
– Je peux ? demanda-t-elle en montrant le pommeau de douche.
Elle enleva la serviette qui lui couvrait le corps et la posa sur la mienne qui était suspendu sur la porte. Petite et menu, cheveux courts, ses petits seins et sa toison pubienne ne manquèrent pas d’attirer mon attention. Elle s’avança, me colla, me poussant avec son cul bien plus proportionné que le reste pour atteindre la douche. A peine effleuré, mon excitation me sortit de ma torpeur. Elle se retourna et me fit face, un petit sourire sournois, les yeux pétillants. Elle me toucha le torse. Ma bite se raidit bien plus. Elle s’approcha, me colla et se dandina de haut en bas. Je vis mon chibre apparaitre et disparaitre entre ses seins puis elle se retourna, s’amusant avec son cul. Elle me branlait et je ne faisais rien pour l’en empêcher.
– Bien, dit-elle en se saisissant de ma queue, le frottant entre ses fesses.
Elle se retourna et s’accroupit, tout en m’astiquant la queue. Elle regarda ma verge, comprimant la tige pour faire grossir mon gland.
– Ah oui ! C’est bien sale, souffla-t-elle. Il faut que je nettoie.
Elle ouvrit la bouche et s’enfonça d’un coup, jusqu’au fond de la gorge, déglutissant difficilement. Elle recommença plusieurs fois de suite avant d’accélérer le rythme de son poignet.
Comme une faiseuse de bonne pipe, elle s’arrêta et du bout de la langue, elle me titilla le gland. Elle accentua sa prise et je crachais mon foutre d’un coup d’un seul. Une bonne partie atterrit sur son visage. Le reste, elle l’attrapa à la volée et l’avala. Puis, elle reprit son pompage pendant une bonne minute avant de me laisser souffler. Elle se leva.
– Merci, soufflais-je.
– Au plaisir, me sourit-elle. Emplacement 22, si tu as besoin de plus.
Son devoir accompli, elle me toucha la verge et s’échappa de la douche, me laissant avec cette douce sensation d’avoir les couilles plus légères.
Une dizaine de minutes plus tard, je me retrouvais à ma tente, toujours sur le coup de l’émotion de la douche. Ces vacances prenaient une drôle de tournure. Adam et Michel n’étaient pas à notre emplacement. Je m’habillais et regardais mon téléphone pour voir où ils étaient. Agathe m’avait répondu.
A : Mon cher Diddier, avec deux D. Je m’excuse pour cette réponse tardive, j’ai beaucoup de travail en ce moment. En vacances ? Super, tu dois bien en profiter ! Et avec grand plaisir pour se revoir…j’ai beaucoup pensé à toi ! »
Elle pensait à moi. Une douce sensation m’envahit. Puis, la culpabilité arriva bien vite. C’était étrange cet étau dans lequel j’étais. Nous n’avions rien dit sur la possibilité d’être en couple et je me sentais coupable d’avoir baiser Charlène et de m’être fait sucer… Mais rien ne me retenait à elle.
Sans attendre, je répondis. Puis, ce fut un long moment d’échange. Elle travaillait dans un hôtel à Paris et c’était une période charnière où les clients se faisaient nombreux. Elle s’excusa à nouveau. J’oubliais pour un temps, le camping, Adam et Michel et je m’installais dans un transat, comme si Agathe était en face de moi.
Une heure plus tard, elle m’appela. Mon cœur chavira encore plus. Cette voix… et ce côté taquin qui me plaisait temps. Puis, vint le moment où nous reparlâmes de la soirée. A distance, nous revivions cet instant de félicité. Elle me voulait. Encore. Et j’étais aux anges.
Aucune question sur notre fidélité. Comme si Agathe comprenait que des vacances entre mecs célibataires, c’était tentant, elle ne dit rien sur la possibilité d’un entre deux. J’hésitais à lui dire et à me sentir plus à l’aise. C’était égoïste de ma part. Bien trop pour une rencontre d’un soir.
Une heure plus tard, nous raccrochâmes et j’étais encore plus confus. Agathe me faisait de l’effet et c’était réciproque. Etais-je amoureux ? En si peu de temps… peut-être. Je laissais mes pensées en suspens et allais retrouver Adam et Michel.