Parenthèse

Dans une vie, il est facile de confondre coïncidence et hasard. Des fois, la chance nous sourit. Il est simple de se dire que c’est le hasard alors que ce n’est qu’une coïncidence.

Voici l’histoire de Pierre où le hasard et les coïncidences vont se mêler l’un avec l’autre.

Des fois l’un dans l’autre.

Tout va l’amener à ce moment où il n’y aura plus de hasard, ni de coïncidences. Il y aura juste lui et une rencontre fortuite dans un train. Quand deux âmes s’accordent pendant un bref instant pour ensuite se distendre et reprendre une vie « normale ».

Pierre est un homme d’une trentaine d’année, bien sous tous rapports. Dans la vie de tous les jours, il se juge proactive tout en étant fainéant. Il n’a pas peur d’aller faire un footing de dix kilomètres mais renâcle à l’idée de traiter les tâches administratives. Droit dans ses baskets et droit dans sa tête, il n’a pas peur d’exprimer ses sentiments et ses envies. C’est un homme de son temps qui accepte ses défauts et ses faiblesses comme une arme pour s’améliorer. En couple depuis de nombreuses années, l’envie de découvrir les merveilles des autres femmes ne l’a jamais poussé à outrepasser la limite. Il l’avoue de lui-même que l’idée lui a déjà traversée l’esprit… surtout en grande période d’abstinence ou de forte chaleur. Mais dans son système de pensée, flirter avec une autre femme, ce n’est :

  1. Pas convenable : il ne va pas s’abaisser à suivre son instinct animal juste pour assouvir ses besoins.
  2. Pas concevable : Il aime sa moitié et il ne veut pas lui faire de mal.
  3. Pas facile : une histoire d’adultère c’est toujours compliqué alors que Pierre rêve que d’une chose : d’une vie simple.

Ordonné, il ne laisse rien au hasard. Sauf cette fois-ci.

Juste avant de partir en week-end, son patron le convoque. Suite à une relecture du budget, Pierre devait prendre deux semaines de vacances… le soir même. Déboussolé, il rentre chez lui et commence à chercher une alternative pour ses deux semaines d’oisiveté imposée.

Son épouse lui conseille alors de partir seul. De se reconnecter avec lui après une année de travail ardue où il a dû gérer l’humain et un projet des plus ambitieux. Sceptique au début, il se laisse aller à l’idée et se projette. Il ne sait pas où encore et la vie va l’amener à destination. 

Concours de circonstances, Pierre constate que les billets de train pour Toulouse sont en promotions. Il en parle avec sa belle qui s’impatiente pour lui. Dans la foulée, il réserve son hôtel et ses billets de train, en planifiant au millimètre près cette semaine dans le sud de la France. Tout est droit et nickel, sans laisser la place à une quelconque surprise. Même ses sessions de masturbation sont programmées et minutées. Une le matin et une le soir. Trente minutes chacune et pas une de plus.

Deux jours plus tard, il se retrouve à la gare avec sa valise, son sac à dos et de quoi lire. Il a du temps rien que pour lui et que pour lui. Avant de monter dans le train, il appréhende : c’est la première fois en six ans qu’il va se retrouver seul.

Le train part. Loin de son travail, de son foyer et surtout loin de sa moitié, Pierre découvre les joies de voyager seul. Il décide ce qu’il veut, quand il veut, où il veut. Le temps file comme les kilomètres. Il visite comme prévu et se laisse parfois aller au hasard. Toujours en ayant une main dessus.

Sept jours plus tard, il se retrouve sur le quai de la gare à Toulouse. Il ne sait pas s’il s’est reconnecté avec lui-même. Tout ce qu’il a appris, c’est que son épouse lui manque et qu’il a vraiment ce besoin de se « connecter » avec elle. Cette semaine loin d’elle lui a montré qu’en plus de sa personnalité, son corps lui manquait. Il la désire bien plus…

Il prend place à bord du train et s’installe. Toujours consciencieux, il dispose devant lui son livre du moment, sa console de jeux portable et son téléphone portable avec ses écouteurs. Il vérifie trois fois avant de ranger son sac à dos au-dessus de sa tête.

Le train part et les ennuis commencent. A deux rangées de sièges de là, un individu écoute sa musique plus forte que de raison. Il houspille tout bas et regarde cette personne à plusieurs reprises. Il hésite. Lui qui n’est pas un homme complexe, il a horreur de l’irrespect. Horreur certes, mais pas fou non plus. Il imagine tous les cas possibles s’il va à la rencontre du fauteur de troubles. Et le pire était de passer les cinq prochaines heures dans une atmosphère des plus détestable. Il préfère se taire et profiter de son côté… sans faire de vagues.

Arrivé à Bordeaux, c’est la grande marée. Le train se vide. Tout le monde préfère prendre le TGV au lieu des trois heures et demi restantes. Très vite dans le wagon, Pierre se retrouve seul. Dans le silence. Dans le calme d’une rentrée comme il aime.

Le train repart pour Paris, le prochain arrêt. Il attend cinq minutes avant de changer de place. 

Il prend ses affaires et s’installe dans un compartiment à quatre sièges. Il s’étend et pour la première fois depuis le début de la journée, il flâne en regardant l’extérieur.

Les portes du compartiment s’ouvrent. Un parfum boisé envahit l’atmosphère et lui chatouille les narines. Il peste intérieurement de ne plus être seul.

Et là, hasard ou coïncidence, la personne, ticket à la main, examine les numéros de place et s’arrête devant son compartiment.

            – C’est libre ? demande-t-elle de cette voix envoutante.

Il détourne la tête des paysages qui défilent et tombe nez à nez sur une jeune femme. Un instant, son cœur et son corps se figent. Loin d’être un canon de beauté, quelque chose en elle respire l’indomptable. Virale et aphrodisiaque, Pierre a du mal à décrocher ses yeux d’Elle.

            – Oui, oui, bégaye-t-il.

Elle secoue de la tête et essaye de ranger sa valise au-dessus de leur tête. Elle s’y reprend deux fois.

            – Attendez, je vais vous aider.

Gauche, Pierre sort du compartiment et se saisit de la valise. En une poussé, il la dépose dans le rangement.

            – Merci, murmure-t-elle.

            – Je vous en prie, répont-il sur le même ton.

En silence, les deux restent figer l’un en face de l’autre, les yeux dans les yeux. Derrière ses grandes lunettes rondes, son regard noisette l’atteint et l’attend. Elle n’était pas très grande, ni petite, il la supplante d’une bonne tête. A n’y rien comprendre, il frisonne et respire doucement.

            – Je vais…me rassoir, finit-il par dire gauchement.

Elle secoue de la tête. Elle défait son gros manteau et le dépose sur un des sièges. Pierre la regarde à travers la vitre, dans le reflet. Il n’arrive pas à comprendre ce qu’il lui arrive. Une douce sensation irradie son corps.

Elle s’installe en face de lui, une table les séparant et se laisse aller au fond de son siège. Commence alors un jeu implicite : celui du regard, du « pas vue, pas pris ». Dans une alternance confondante, l’un et l’autre se regarde et se sourit dans un calme olympien. Au fils des limites, ils jouent plus dangereusement et attisent l’autre comme deux adolescents qui flirtent.

Puis, l’inéluctable se produit. Elle ne tourne pas la tête. Leurs regards se croisent à nouveau. Le jeu est fini. Pierre a une décharge dans tout son corps. Le souffle court, il est absorbé par ses yeux noisette. Ses cheveux en chignon laissent une grande lisibilité sur son visage et un sourire s’élargit. Elle rougit et détourne la tête.

            – Pardon, s’excuse-t-il doucement.

            – Pardon ? reprit la demoiselle.

            – Oui… excusez-moi.

            – Je suis désolé mais je ne comprends pas pourquoi !

Il la regarde à nouveau. Ses yeux pétillent et il n’arrive pas à retenir les commissures de ses lèvres de se lever. Son cœur loupe un battement et redémarre rapidement. C’est insupportable… et il en reveut.

            – Je m’excusais pour ma curiosité mal placée.

            – Ah…d’accord, ricane-t-elle. J’ai cru que j’avais loupé quelque chose.

            – Non.

Il se mord la lèvre. Son dernier mot a été sec et rustre. Il s’en veut. Il ouvre sa bouche et se retient.

Puis, plus rien.

Les minutes s’égrènent. Le jeu repart doucement. D’une autre manière.

Pierre ne comprend plus. L’improbable se produit et il n’arrive pas à y faire face. Cette femme agit sur lui comme un aimant. Il a besoin de la regarder et de sentir son attention sur lui. Il a l’impression de se retrouver comme… un jeune puceau qui veut une femme et qui …

            – Nathalie, dit-elle au bout d’une dizaine de minutes.

Pierre sursaute, coupé dans son élan.

            – Comment ? dit-il sans réfléchir.

            – Nathalie, répète-t-elle avec un grand sourire.

Elle tend la main au-dessus de la table entre eux. Il s’en saisit rapidement. Trop à son goût. Douce, chaude et accueillante, ils se serrent la main.

            – Pierre, souffle-t-il, tout en la gardant dans la paume. Enchanté.

            – De même Pierre. Vous pouvez lâcher ma main si vous voulez…

Elle rigole et il devient cramoisi tout en la libérant. Il se confond en excuse mais tout est bordélique dans sa bouche. Il respire longuement avant de se reprendre.

            – C’est étrange… N’allez pas penser à un vieux plan drague mais j’ai l’impression de vous avoir déjà vu.

            – Ah… j’ai eu la même sensation, murmure-t-elle en détournant les yeux. Tout à l’heure, quand vous avez porté ma valise et vous m’avez regardé, j’ai ressenti…

Elle se tait et le regarde. Elle ouvre les mains et les referme. Puis, elle se relève quelque peu et fait des signes au niveau de son abdomen. Sous le charme, Pierre sourit et opine de la tête.

            – La même. Et ici, dit-il en montrant sa tête. Pouf !

Il émet un bruit d’explosion avec ses deux mains. Les deux sourirent.

            – La vie est étrange des fois, soupire-t-il.

            – Comme vous dites. J’ai l’impression de vous connaitre. Comme si… comme si un truc en vous m’attirait.

Il acquiesce sans lui avouer qu’il a la même sensation. Tout en lui palpite. La porte est ouverte et il a envie d’aller plus loin. De comprendre pour mieux cerner le point.

            – Nous nous sommes surement croisés. Que faites-vous dans la vie ?

            – Attachée presse. Et vous ?

            – Informaticien.

Les deux réfléchissent. Ils ne bossent clairement pas dans le même univers.

            – Peut-être travaillons nous au même endroit, ajoute-t-il.

            – Nos bureaux sont dans le 19ème de Paris. E vous ?

            – La Défense…

            – Ah…

Il grogne. Elle rigole. Il n’arrive pas à se défaire de cette envie de la détailler, de ses lèvres qui se pincent à chaque réponse. Il imagine ses lèvres sur les siennes, l’échange doux et délicat pour devenir intense. Et cette langue… frétillante et dardante qui cherche son gland. Il soupire bien plus fort qu’escompter. Elle l’interroge du regard. 

            – Pierre, tout va bien ?

            – Oui, oui ! C’est juste que…

            – Dites-moi !

Elle se penche en avant et lui prend sa main. Malgré un pull qui cache ses formes, sa poitrine large s’installe sur la table et s’impose à sa vue. Il doit enlever sa main. Il ne le fait pas. Il s’accroche même et serre légèrement.

Dans ses yeux, l’intensité brulante d’une parole sans son. Elle entrouvre la bouche et il y voit un moyen de s’y épancher. Il s’avance aussi, le désir au bout des doigts. La bête tapis en lui qu’il nourrit tous les matins depuis une semaine à heure fixe, se réveille et s’accapare de ses sens.

            – Pourquoi ? demande-t-il simplement.

            – Le hasard peut-être ?

            – Une simple coïncidence ?

            – Si c’est le cas, je ne l’aime pas, cette… coïncidence.

Elle a appuyé sur le dernier mot, faisant plisser les sourcils donnant une bosse entre les deux.

            – Pourquoi ? répète-t-il en caressant sa main.

            – Elle me fait douter…

            – Moi aussi, soupire-t-il. Moi aussi…

 Silence. Une annonce est faite dans le wagon. Toujours liées, les deux se touchent et se caressent nonchalamment sans en départir d’une réflexion intense.

            – C’est fou ! On se regarde…

            – …et on se désire, finit Pierre.

Nathalie opine de la tête, avec un sourire au coin. L’aveu est avoué, malgré tout, les deux continuent. Puis, ils se fixent, sans ciller. Au fond des pupilles, la même impulsion. Le même désir. Il l’attire un peu plus vers lui.

            – Je suis en couple.

            – Je suis marié.

            – Heureuse…

            – … et comblé.

            – Mais…

Elle ouvre la bouche pour continuer et s’arrête. Elle s’avance et ils se retrouve à quelques centimètres l’un de l’autre. Pierre lui caresse la joue du bout des doigts. Elle ferme les yeux et se laisse aller. Il ouvre la paume et elle se love dessus.

L’atmosphère se tend et s’électrifie. Elle se frotte, comme une chatte en chaleur.     

            – C’est dur… ronronne-t-elle.

            – De résister ?

            – De succomber, oui !

« Le cœur a ses raisons que la raison ignore ». Cette phrase, Pierre se la répète depuis le début. Il n’arrive plus à comprendre pourquoi, il a envie d’elle. D’être en elle. A quelques centimètres, juste une vingtaine. Juste un mouvement et sa bouche rencontre la sienne.

Sa respiration est douce et lente. Son haleine chatoie sa raison. Il prend une bouffé d’air et s’enivre d’elle. Puissant comme un filtre d’amour, il veut gouter cette impossibilité et lui répandre tout son désir sur ce visage poupin.

Elle ouvre les yeux. Ses yeux noisette caramélisent les siens. Proche, elle s’approche. Dix petits centimètres. Pas plus. Il serre plus sa paume. Elle ouvre la bouche et tourne la tête pour embrasser cette main. Elle recule, perdue.

Dans un même mouvement, il s’avance et l’embrasse.

Le feu. La braise ardente. Les deux plongent dans ce délicieux et indécent parfum d’adultère. Plus de hasards. Plus de coïncidences, ni même de raison. De simples corps qui se touchent. De simples animaux qui vivent l’instant.

La langue fouille. Et elle trouve réponse. Et bien plus encore. Elle est dardante et pénétrante comme une lionne en chasse. Les lèvres se collent et se décollent pendant que les mains touchent et caressent la moindre parcelle de peau.

Les deux, dans un même élan, se décalent et se lèvent. Il passe sa main sur sa poitrine et se voit rageux de ne pas pouvoir toucher la peau. Elle essaye d’enlever son pull. Il l’aide avec frénésie. Elle se retrouve bien vite en soutien-gorge. Et là, d’un coup de main, elle l’enlève, le jette et montre son spectacle. Pas le temps, Pierre fond dessus et les embrasse. Il se nourrit au sein, assoiffé. Les mains de Nathalie cherchent aussi. Elle le repousse vivement. Elle s’accroupit et ouvre la braguette. Elle cherche. Elle trouve. Elle sort. La bite de Pierre est bandante de plaisir. Longue, elle est gorgée de sang. Elle retire la peau du prépuce et libère le gland bien rose. Rageusement, elle se penche et pompe.

Pierre râle bruyamment face à cette envie impétueuse. La bouche pleine, elle finit et se relève. Elle s’accoude à l’emplacement à quatre juste en face. Elle remonte sa jupe, baisse sa culotte et écarte les jambes et les fesses. Elle dodeline du cul pour appeler son baiseur, lui montrant bien ses trous luisants.

Il sort de sa transe, rouge d’émotion et s’avance. Il passe sa main entre ses cuisses. Sa fente bien humide, il n’a aucun mal à glisser entre les lèvres. Il voyage dans son mont et apporte la cyprine à sa bouche. Il s’en tartine le pourtour avant de lui fourrer deux doigts dans le con. Il s’excite quand l’intérieur humide le sert. Il grogne et pose sa main sur le creux de ses reins pour bien la doigter. Il n’y va pas par quatre chemins et la baise avec ses appendices.

Il se retire et d’un même mouvement, il la pénètre de tout son long. En même temps, les deux s’écrient d’être enfin relier. Il lui attrape les hanches, lui claque durement la fesse droite. Une fois. Puis deux.

Il y va, donnant des coups de butoir, la faisant s’avancer sur la table. Ses lunettes virevoltent et glissent sur la table. Elle porte sa main à son clitoris et se frotte le berlingot rapidement.

Dehors, les paysages défilent. Dedans, Pierre enfile.

Il lui attrape les fesses, les écarte. Le trou libère une odeur de musc bien forte. Il n’en fallait pas plus pour le pousser dans ses derniers retranchements.

Il se s’arrête plus, allant d’avant en arrière de plus en plus rapidement. Son souffle s’accéléra et là, il poussa un cri animal, venant du plus profond de ses entrailles. Il continue encore et encore pour bien sentir ses couilles se vider de ce jus trop longtemps contenu.

Puis, Nathalie s’écrie à son tour. Bien plus mesurée. Bien plus contrôlée, elle s’affale sur la table.

L’étreinte n’a duré que trois minutes. Des secondes intenses et libérateurs. Figé, Pierre sent la contraction du vagin, en rythme avec sa respiration, sur sa verge en déperdition.

Il se penche, toujours en elle et embrasse la base du cou et effleure le dos de ses doigts. Il se retire, la tige bien humide. Le sperme s’écoule de la chatte et s’étale au sol. Il se rhabille et prend place à son siège.

Nathalie se relève avec plus de difficultés. Elle tremble des jambes. Les joues rouges, elle se passe la main sur le visage. Elle se penche et cherche ses lunettes. Pierre contemple cette beauté. A quatre pattes sur le siège, elle se dandine et il résiste à l’envie de recommencer. Il voit ce cul, cette chatte dégoulinante de foutre, et il la désire.

Il ne se reconnait plus. Elle retrouve son saint Graal et se retourne. Ses seins le regardent avec ces auréoles de malices. Il essaye de retenir ce moment dans sa mémoire. Elle cherche son pull et le remet.

Elle s’installe à sa place, en face de lui. Elle regarde à l’extérieur, la honte aux bords des yeux. Il tend la main pour prendre la sienne et se retient. L’instant est passé.

            – Je… commence-t-il.

            – Oui ?

            – C’était vraiment bon.

            – Intense !

            – Délicieux !

            – Je te sens encore en moi. Tu coules en moi…

Elle le regarde avec tendresse et avance aussi sa main. Il la fixe et hésite. Elle le voit et sourit.

            – Merci, murmure-t-elle.

            – Merci à toi. Tu m’as…

            – Oui, moi aussi !

            – Tu crois que…

            – Il ne vaut mieux pas !

Elle secoue de la tête, jette un œil à l’extérieur et le regarde à nouveau. Elle souffle et se décale. Elle se lève, et essaye de prendre sa valise. Il l’aide et lui descend. Les deux sont proches. Pierre voudrait la prendre dans ses bras. Il se retient à nouveau, l’esprit plus clair.

            – Tu as surement raison. Une simple rencontre.

            – Une parenthèse.

Elle le contourne, tout en passant sa main sur lui et quitte le wagon. Pierre fixe la porte pendant de longues secondes. Il s’avance et se retourne. Entre les sièges de la rangée précédente, le soutien-gorge de Nathalie. Noir et en dentelle, Pierre le renifle et le colle à sa bouche. Il s’installe à sa place et contemple son cadeau… il espère que cette simple parenthèse avec Nathalie soit juste que des points de suspensions…

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