Surprise de voisin

Sept heures. Le réveil sonne.

Tous les jours à la même heure, le même morceau de musique des années quatre-vingt-dix réveille Cynthia.

Ce matin, elle est déjà sur le qui-vive. L’esprit en ébullition. La main fatiguée de cette caresse intensive et matinale. L’orgasme encore présent dans son corps, elle veut encore de ce doux moment entre elle et elle.

Elle se lève, éteint le réveil de son portable et renifle sa main humide. Doux et suave comme elle aime.

Elle part à la douche, le sourire de contentement.

Elle pisse et elle ricane devant cette main gluante d’excitation.

Comment a-t-elle fait pour en arriver là ?

Tous les jours, c’est la même chose ou presque. Soirée tranquille devant une série avec une petite tisane. Le tout, sous le plaid pilou pilou.

Peu avant vingt-trois heures, elle part se coucher.

Un rituel qu’elle connait par cœur. Une douceur qu’elle apprécie.

Et depuis deux semaines, son nouveau voisin a tout chamboulé.

La première fois, minuit à peine.

De l’autre côté du mur de sa chambre, elle entend des ricanements. Puis, des bruits étouffés. Une femme parle. Enfin, elle exulte.

Cynthia a du mal à comprendre. Enfin si, elle sait. Mais elle ne veut pas se l’avouer.

Et puis, de l’autre côté, ça gargouille, ça gémit, ça cri.

Pendant une demi-heure, c’est intense.

Cynthia s’imagine tout. Elle voit ses corps se mélangés, se touchés où l’atmosphère est saturée en odeur de cul.

Elle en tremble d’excitation. Elle se touche. Elle réalise que ça fait bien longtemps qu’elle ne l’a pas fait.

Le lit du voisin tape contre le mur. Comme un coup de butoir qu’elle aimerait ressentir dans sa petite chatte bien étroite.

En même temps que la femme de l’autre côté, Cynthia jouit. Fort. Intensément.

Elle s’endort. Elle se réveille.

Deux heures plus tard, le voisin redonne du rab à sa conquête. Increvable celui-là. Cynthia n’a pas la force de se toucher. Elle écoute. Elle fantasme.

Le premier matin, elle ricane de sa petite mine fatiguée devant la glace.

Le quinzième, elle s’interroge.

Comment fait-il ? Il baise tous les soirs et elle…rien…nada.  Elle a envie. Mais, juste…Elle ne sait pas. Elle ne sait plus comment faire ? Comment plaire ?

Elle laisse couler l’eau et s’y frotte quand l’eau la réchauffe. Elle souffle d’aise de retrouver dans son cocon.

Son voisin, elle l’a vu. Il n’est pas très grand, pas très beau avec son ventre de buveur de bière. Avec son crâne rasé, sa barbe bien épaisse, il ressemble à un biker. Tout ce qu’elle déteste. Et la grande majorité des femmes.

Mais il a quelque chose. Un truc qui balance. Il l’excite.

Elle ferme les yeux et entend ses cris de femmes accomplis qui prennent leur pied. Il doit donner. Matinal le bougre.

Elle ouvre les yeux et se retient. Elle s’est encore touchée la veille et ce matin.

La honte.

C’est naturel mais à son âge, elle ne devrait pas. Elle devrait avoir un mari et un enfant d’une dizaine d’années.

Elle se lave. Sa main sur sa peau lui donne la chair de poule. Son intimité est bien bombée. Gorgée d’un nectar qu’aucun homme ne peut venir y gouter. Entre les lèvres, c’est épais, mouillé. Moite.

Elle tourne le robinet sur le froid. Elle sort de sa rêverie en même temps que la douche.

A peine, s’est-elle habillée, que l’autre côté, c’est reparti. Elle écoute toute droite. Le voisin fait chanter sa conquête comme un chef d’orchestre.

Mais l’échange s’écourte.

Cynthia souffle et sort de sa rêverie. Elle va prend son café.

Tranquillement.

Elle retrouve son point d’ancrage et elle est prête à affronter sa longue journée de réunion.

Devant la glace de l’entrée, elle se regarde.

Longuement, elle se fixe et se récite toutes ses petites phrases énergisantes qu’elle a l’habitude de se répéter.

Elle est fin prête.

Elle sort.

La porte de l’ascenseur s’ouvre. Elle a juste le temps de fermer son appartement et fonce.

Elle réussit à l’attraper au vol. Cinq étages à pied le matin, c’est la galère…surtout en talon.

Elle souffle et récupère.

Elle tourne la tête. Elle s’arrête de respirer.

Son voisin est là. Dedans, avec elle. Le marcel au bout du torse et…c’est tout.

Il a la bite à l’air, les burnes ballotantes. Et sans gêne, il bande.

              – Bonjour M’dame, dit-il désinvoltement.

              – Bonjour, murmure-t-elle.

Cynthia n’arrive pas à décrocher son regard de sa queue.

Depuis deux semaines, elle se l’est imaginée.

Elle se l’est bien mise au plus profond d’elle dans ses inavouables fantasmes. Cette bite qui lui labourait sa flore bien longtemps restée vierge.

Mais elle n’a pas imaginé cette grande taille. Ni cette épaisseur. Et ces couilles… Bien bombées et pleines…

              – Tu n’as jamais vu une bite ? la raille-t-il.

Surprise, elle ne sait plus quoi dire, plus quoi faire, tellement elle est…elle a… envie.

              – Non ? Viens voir de plus près alors !

Il se met en face d’elle et de ses deux mains, il lui appuie sur les épaules. Sa force la surprend.

Sa volonté aussi.

Elle abdique et courbe l’échine.

              – Tu as de la chance, je n’ai pas pu me vider ce matin !

Cynthia se retrouve face à cet homme, ce membre turgescent, à genoux.

              – Ouvre la bouche.

A peine l’a-t-elle entrouverte qu’il lui fourre la tige bien tendue dans le fond du gosier. Elle tape la glotte. Cynthia s’étouffe. Le voisin retient la demoiselle. Il n’a pas fini avec elle.

Il la relâche. Elle peut respirer. Enfin.

Toutes les fragrances lui saturent le nez. Un mélange de pisse et de…elle ne sait pas. Elle ne connait pas.

De femme ?

Elle n’a pas le temps de réfléchir qu’il lui agrippe la tête et donne des mouvements de vas et viens dans son trou à bouche.

              – Ouh, c’est de la bonne salope de compèt’. Tu vas me les vidées, hein ?

Il lui claque gentiment la joue. La langue de Cynthia s’agite.

Elle veut tout gouter.

Tout avoir pour tout recevoir.

La bite bien chaude et bien épaisse se fraie un chemin dans sa bouche.

              – Voilà, ta petite crème.

Il râle. Comme un animal en rut. Comme la bête que Cynthia entend toutes les nuits.

Et son palet se nimbe d’un sirop bien épais et visqueux qui lui sature les papilles. Il y a encore du jus qui arrive, qui l’inonde.

Elle n’a pas d’autre choix. Elle avale.

Tout.

Elle boit cet homme.

Elle se désaltère de sa dégueullasserie.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent.

Personne.

Heureusement. Le voisin continue des petits mouvements de vas et viens pour vider complétement ses couilles puis se retire.

              – Bonne bouffeuse de bite, toi, éructe-t-il.

Il frotte le gland encore bien gros sur sa joue bien rouge.

Il se penche et lui prend le menton avec le pouce et l’index. Il la scrute avec son œil pervers.

              – Oh mais tu es ma voisine !

Cynthia se relève. Elle s’essuie les lèvres, honteuse d’avoir fait…sa pute.

Les portes se referme, il les retient.

Elle passe devant lui, sans un regard.

Il lui claque les fesses. Elle s’arrête et se fait violence. Elle en reveut.

              – Tu peux passer par chez moi, en rentrant, si tu veux, rigole-t-il pendant que Cynthia trace son chemin.

Elle sort de son immeuble. Elle ne sait plus où se mettre. Et surtout où aller.

Sur sa droite, une belle femme d’une vingtaine d’année la regarde.

Derrière Cynthia, le voisin sort. Et la jeune femme éclate de rire en voyant son accoutrement. Ils se prennent dans les bras et se caresse. Ils rentrent dans l’immeuble.

Cynthia est envieuse.

Elle prend le métro, la bouche toujours aussi pâteuse. Elle souffle dans sa main, l’air de rien.

Le sperme à plein nez.

Difficile de passer inaperçu devant ses collègues. Surtout envers les femmes. Ses petites coincées qui ne comprennent rien à rien.

Elle hésite à se laver les dents en arrivant au travail.

Elle ne le fera pas. Elle veut avoir ce souvenir le plus longtemps possible.

Elle sort du métro et monte les escaliers vers la sortie.

Le vent souffle sur son visage. Étrangement, elle se sent bien.

Elle se sent libérer d’un poids.

Elle aussi, elle peut. Elle peut être cette femme qui en réveille une autre.

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